gruyeresuisse

14/03/2021

Laque L'aimant - Saines lues brique âme montre oeufs

Divoy 2.jpgAmbre assad
Saoul l'haut dû lit d'eau ce des dou âne l'home svouite home ho bu fait an pire houx reste au ration. Fan  tommette leurre juin antre part en thèse. Champ pionne con posante dû pro jet deux sons suce dix pas tronc koike en paic riz ode mens truelle. Quint porte. L'entre prise car tonne an fa si lit thé deux soux mission en terre rein mi né he anse en gland thé. L'an ployée cent barre guigner mais an Seine son corre médit calle Ysée. Sous daim leu rat port d'eux viens y média. Sept caté chaise en pêches nue le ment la con fession. Come parasart leu cas fouillage du mon dentier ai f assez  "Hune ma Chine come toua hele l'avis roue git. Queue tue an soie benne hi" deale âme ment a prêt kil lut penne etre hé an hure leu ment  de six reines.

Divox 5.jpgL'avis haie tailleur
De Colette thé après T, ma melon plaie torrique, colle an dés chie ré, jarre tel ex hi B , la mare et challe à morse aout rance. L'écrit et les sous pires anse bord d'aile fée grain C  la mort halle. Sont mack rôt pâques beau, deu  or sympa sciante. Hune meuh te ai tas ça tisse fer. Lez bancs d'heures son musc lez plu qu'a tension né. Braie f ilya dé pré las ha soc huppé. Sans heure eau pourre cent voie hié an l'ère. L'a veine us ha dû pin sure l'aplanche sent tomne hé an happe nez. Han tends dé jet mire ses pince heure deu taies tons kan l'aka teint fée j'aille hire lappe urée. "Hit thé miza este" sous pire telle a vent kils ail ceux con fesser. Avent d'ajout T " Hase soun hase peau si bol ande api beurce dais touillou" an angle haie carco naissant lé d'oeufs lang. 

Jean-Paul Gavard-Perret

Collages de Michèle Divoy

17/01/2021

Jean-Philippe Toussaint : écran noir

Toussaint.pngJean-Philippe Toussaint  bouscule l’apparente logique fictionnelle et théâtrale. Il fomente le peu de conformité à ce que l’on serait en « droit » d’attendre. Progressivement et dans des pots de brume,  le locuteur se perd à la poursuite des espaces devenus incertains puisque sa vue est bouchée eu égard à des architectures intempestives.
 
 
toussaint 2.jpgHandicapé suite à un attentat et ne pouvant prendre une position verticale, ce sombre héros revient en position foetale. Et tout se transforme en un monologue sinon du sourd du moins de celui qui est envahi  de ses ombres portées et par celles inhérentes au ravaudage de l'urbanisme.
 
Toussaint3.jpgLe tout en plaisanteries tragiques de la part de celui qui est victime de divers nochers démoniaques. Sans jamais moraliser - bien au contraire – Toussaint crée l'ouverture des abîmes à la mystique comme à la logique car les deux réduisent l’être en divers types de criminalité contre nature envers l'homme et son  séjour. Mais une fois de plus l'auteur ne se  fait pas d’illusion : on ne sort pas du grand néant, on y rentre. Toutefois la vie est assez sublimement médiocre pour qu’on ait envie avec le poète de la secouer afin que les étoiles se balancent dans leurs anneaux et que les fleurs d'apocalypse secouent leurs chaînes.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 

Jean-Philippe Toussaint, "La disparition du paysage", Editions de minuit, Paris, 48p., 6,80 E., 2021.

10/01/2021

Jean-Louis Poitevin : je est un nôtre

Poitevin.jpgLe livre de Poitevin en sa reprise de la légende de Jonas (dont le souffle se confond avec la voix du narrateur) est là pour mettre à mal l'Histoire et le socle de ses fondamentaux. L'auteur trouve une méthode fictionnelle de dispersion des limites acquises afin de mettre à nu bien des zones d’ombres. Il réussit l'émergence d'une forme qui exprime le gâchis. Et le lecteur se retrouve bien loin de l'habituelle fiction "à la française" ou du réalisme à la Courbet. Le fameux roman miroir que l'on promène le long d'une route, le "néos" véridique et pictural sont renvoyés à une préhistoire.
 
Poitevin bon.jpgPuisant ses thèmes dans le passé la fiction a pour fonction de "subjectiver" une dimension nouvelle de la philosophie qui n'est plus présentée dans la révérence de seuls traités. Il en va de même pour le roman. Se moquant des liaisons traditionnelles du genre,  l'auteur envisage les questions de l'existence et du récit selon de nouvelles voies. L'imaginaire ne dépeuple en rien la raison : elle lui permet de trouver à travers la fiction une  narration qui, en ses cassures, ouvre sur des abîmes. Non afin de les laisser vacants mais les comprendre pour mettre fin à des déterminismes autant politiques que littéraires.
 
Poitevin 3.jpgPoitevin propose donc un nouvel état de la prose, un nouveau change de la fiction. L’Histoire politique n’est plus une chose abstraite, individualisée dans une croyance naïve, volontariste de la prétendue aventure individuelle des héros de guerre et de leurs massacres. Par la révision de la légende, des accrocs du passé à ceux d'aujourd'hui, se crée une urgence de rupture  afin de dénoncer les ordonnances des actes de destruction. Il n'y a plus de temps à perdre même si - à la fin du livre - l'espoir reste une question sans réponse.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
Jean-Louis Poitevin, "Jonas ou l'extinction de l'attente", Tinbad Roman, Editions Tinbad, Paris, Janvier 2921, 158 p., 18 E