gruyeresuisse

18/06/2019

Je ne vois que toit (LII)

Chewi 2.jpgSois l'un, sois l'autre

Dès le premier matin il y a eu beaucoup de temps, mais combien de clôtures et combien de naissance ? Dès le premier soir il y eut la longue traversée de déserts qui scintillent. Il y eut des perles de femmes. Sans cesse elles glissent encore vers le tronc des heures. Certains couchent avec elles, d'autres dorment à leur côté . Ici est la séparation des êtres. Et son cocon. Le soyeux et l'artificiel étouffés par tout ce qui étrangle. La mémoire ou l'oubli - comme on voudra.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret).

13:34 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

17/06/2019

Je ne vois que toit (LI)

Divoy bleu.jpgAime le mot dit

Chamois haut, chat oiseau, nègre blanc de l'Europe et fou de bassan, je tente de mettre un peu de celte dans le poivre des mythologies où infusent mes frères. "Aime le mot dit" disent-elles  chacune à leur manière mais cela tourne à l'aigre : Homère, puis Homais, et désormais oh merde !

Rita.jpgMa tête - comme celle des nouveaux rasoirs - est pivotante et j'ai l'âme flexible. C'est bien là le problème. Ne reste-t-il dès lors qu'à - du côté de Baden - badiner avec une fille au bas de l'aine fraiche ? L'imaginer Gilda qui mit le feu aux poutres - et quand je dis poutres je m'entends- des G.I s.

 

Rita 2.jpgA Shanghai la dame devint blonde. Welles en révéla sans le vouloir le vide existentiel à travers les miroirs d'une scène culte au crépuscule d'un amour bicéphale. La comtesse aux pieds nus ne fut pas elle. Mais elle se retrouva princesse d'un roi ami des femmes et du cheval. Il ne vaudra pas plus que son père. Carmen en Salomé slaloma dans ses propres remakes. L'alcool et le tabac la ridèrent sans retour d'autant que quelqu'un se cachait derrière. Alzheimer avait déjà brûlé sa mémoire et partit avec ses secrets au moment où Cannes ouvrait un de ses festivals.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret).

Collage Michèle Divoy.

15:15 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

16/06/2019

Je ne vois que toit (L)

Artoni.jpgLe bâton du sourcier

L'analyse grammaticale n’est pas une guérison et elle n’a pas de sens dans la psychanalyse. Sauf à croire l'être humain curable ce qu'à Dieu ne plaise nous refusons de croire. Eu égard au fait que nous sommes des castrables, il nous revient de cultiver les alibis de nos méconnaissances notoires. Elles abritent souvent de faux certificats de sénescence. C’est comme une anticipation du jeu de passe qui ne se fait pas qu'en maison mais dans les parcs blêmes quand vient le soir.

Artoni 2.jpgVoici le seul service à nous rendre en témoignage de notre viande. Cela est un bien commun, non pas une obligation. Mais elle peut offrir des difficultés quant à son traitement par l'infusion de la science occulte selon laquelle après sa mort le corps pourrait revenir. Son inconscient compris au moment même où se pense qu’il serait du passé. Il s’agit alors d’offrir le cadavre de l’inconscient à l’extase pour le recycler voire le sanctifier.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret).

(Œuvres de Maria-Francesca Artoni)

18:46 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)