gruyeresuisse

30/04/2019

Je ne vois que toit (IV)

Bouc Bon.pngBouc à nier

Homme, dit la femme, je te sale la queue et le cul, je les attife de mes hardes. Ton démon je l’excrète par mes larmes. Homme - continue la femme - je te donne à voir l’obscénité de ton âme, je la greffe à ton abdomen couvert de poils afin que bouc tu reviennes à toi. Je caressais tes cornes dont je suçais le bout. A force elles ressemblaient au sexe statufié de Victor Noir au cimetière du Père Lachaise. La terre entre tes cuisses tu l’as cru miraculeuse. Tu montrais sans ambages ton membre vibratile pour le faire hameçon. Tu m’as incitée à le renifler et à y tordre ma laine. Ton suint dans mon pressoir a servi à la fabrication de tes huiles. Bouc.jpgJ’ai dû coucher huit jours avec toi pour fabriquer des hommes qui sortaient tout formés de mon ventre. J’ai copulé dents à dents, yeux dans les yeux. Tout ciel me fut étranger. Pour moitié je fus ta croupe osseuse et frugale, pour l'autre ton support de râle. Mais à ma décharge – et pourvu que tu sois bien axé - on pouvait apercevoir mon joli boudoir, mon lys et ma vallée. Tu y trempais l’index puis le sexe. Mais j’y ai précipité des cristaux de sel pour les brûler. C’est ainsi que les fillettes ne craignirent plus pour leur virginité.

Bouc 2.jpgJe me suis arrachée à tes baisers qui avaient emporté ma bouche. Désormais le bleu du ciel de Maurienne soulève la nuit. Je n’existe plus seulement sur la terre étoilée, les pattes repliées sous moi à la façon des bêtes au flanc qui allaitent. Je n’écoute plus les grâces de tes sornettes. Mon ventre est redevenu l’endroit le plus sûr de la terre et n’est plus chargé de tous tes péchés d’Israël. Tu ne me prendras plus. Par devant ou par derrière. Mes lamentos de tourterelle je les garde pour d'autres et leur brin de muguet.

Lheo Tell (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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29/04/2019

Je ne vois que toit (III)

Cadix bonbon.jpgLabel de cas d'X

Ondine dès onze heures : elle assure le beefsteak pros-sexe, pro-désir. Elle ajuste des gestes techniques extraordinaires et intersexionnels. A la bête à deux dos elle devient ce qu'au football est Ronaldo. Elle n'a rien d'une ado. Il faut tenter d'être à son niveau question tirs aux buttes d'une telle caille et son mont de Vénus : ça luve et diluve en son Rio Bravo, sa rivière à cent retours.

Et nous voici Aldo au ras du dos de la méduse du bouillonnant fleuve Amour. Il s'agit de devenir l'as du pinceau et choisir le plus adéquat. Celui à  poils concentrés pour l'attaque centrale afin d'éviter les bris de jade au coeur du fagot emmêlé.

Comme en peinture, c'est la giclure qui parle en une voie pénétrable d'accords et à cris. La substance file pour perdre le Nord au milieu du lotus. Cela devient déjà le tableau mémorable de la Montagne Lumineuse ou Magique, le poème qui s'ouvre de tous les côtés à la fois dans la maison en T.

Cadix.jpgNon seulement vieillesse se passe mais la Jocaste terrorisante se fait mère des vices et du pelvis. Là voici, plus qu'Elvis, Salomé du Huysmans d'"A Rebours" et bourre et ratatam dans le tamtam des âmes.  Fini le Carême, Pâque fleurie arrive quand la muse est ravie tant ses deux framboises sont mûres à l'ombre du jujubier. Les toits reçoivent le ciel et l'amant sa Cassandre. Il doit plus embrasser qu'étreindre, et allumer qu'éteindre pour les halètements sourds. Les frissons provoquent un roman de gare et celui de l'amour. Tout s'emboîte, mousse et tache dans de délices cieux. Par cascades le printemps devient d'épiphanique. C'est un magnificat sur fleur de nymphéa. C'est du Manet tout feu, tout femme et absolument concentré.

Léo Tell (aka Jean-Paul Gavard-Peret)

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28/04/2019

Je ne vois que toit (II)

Mature.jpgPhallus et coutume - pour qui sonne le gladiateur

 

Du sexe dans du sexe, du film dans du film et la réalité dévisse. De Maistre ou ne pas de Maîstre n'est plus la question. Le vit dleurres; paire vers l'aine : avec le peplum les bobines font leur révolution. Guère de sans temps et chiens de gruyère. Apocalypse en apnée. Shall we go ? Here we go !

 

Robert Taylor is riche et Peter Ustinov à le nez rond. Rome is burning, la MGM flambe. Celà sent le souffre sous l'apologie du Christ. Mais sois poli théïste ! In gode we trust entre cape et épée et par magie des muscles. Si c'est rond c'est Colisée. La forme latine opte pour le masculin - films antiques en dyptiques plein de types.

 

VMature Bon.jpgictor dit Mature ne l'était pas, avec pour cache sexe un pagne qui lui descendait à mi-cuisse avant que le spaghetti-peplum préfère le moule-bite suggérant le gardon - entendons les rondeurs d'esclaves des sens de l'empire aux schistes bitumineux.

 

Le cinéma devint scopique, défouloir des pulsions et leurs révélation. On allait voir en famlille non des films B mais X. Plus tard en cinéma de quartier certains se branleront le colosse devant celui de Rhodes. Tout s'agitait sous les jupettes dans les combats de gaypards. Arnold ou Charlton, certains les aimaient chauds. Kubrick se fit lubrique - Spartacul éjacule.. Il est tunique (rouge plus écartate que celui de west-ternes).

 

Cléopatre se fit collante, Salomé salonarde mais entrer dans la reine ne suffisait pas en un tel cirque divers. La mise amore est d'un autre genre quand les films cultes sont cul-turistes. Steeve rêve, Maciste suce, Annibal s'empare de Bebethsabée pour un besame macho. Quant à l'esclave d'Hercule il avance plus qu'il ne recule.

 

Saga de la marine pour les Marines. Cecil B quoique peu rousseauiste a donc mis dans l'Emile. Laura Marr - ardente Fanny - en aura marre. Les gladiateurs sont de froids radiateurs. L'épi épiphanique préfère des jeux de triangle an Sphinx ter. C'est saut d'hommes et go more. Rome n'est plus dans Rome en son homme sweet homme.

 

 

Léo Tell (aka Jean-Paul Gavard-Peret)

 

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