gruyeresuisse

27/05/2019

Je ne vois que toit (XXVIII)

bar.jpgUn train peut en cacher un autre.

Au dos des dunes ondule Odile divine ondine qui dîne d'un bar à basse calorie. Il y a dans ce  lapin polaise quelque chose de l'amante en glaise et au tessiture en thé citron. Précise comme une horloge on ne peut pas la perdre : elle est toujours dans l'étang. Ce qui fait d'elle une sirène indienne qui reste sur sa réserve. Elle a pourtant l'étoffe d'un chef d'étain. Duraille aux mâles il lui arrive de crier "gare" quoique ne manquant jamais d'entrain. Elle sait qu'il faut que jeunesse se passe. Leurs abus lui semblent tolérables dès qu'ils comprennent - l'ayant reçu sur la tête et s'ils en remettent - qu'un kilo de plomb est sensiblement plus lourd qu'un kilo de sainfoin.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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26/05/2019

Je ne vois que toit (XXVII)

DAF.jpgD.A.F. Punk

Ricoche la bamboche où le stupre brûle dans le suintement des huiles de vits d'anges. Amas d'hommes, amazones. Go more dans les orgies de Sodome. De toute pudeur est ignoré le blanc-seing. Il est remplacé par ceux des filles . Elles se font taupes-less pour leurs drôles de zèbres. De leurs yeux, ils relient déjà leur corps à celui des promises.

L'amour - ou ce qui en tient lieu - tient pour la plus part à l'effet mère. Des souffles de bête réchauffent l'atmosphère. Les corps vrombissent comme des moteurs entre joie et douleur. Mais les libellules ne quittent pas facilement leur marigot pour se laisser gober par un caméléon à couleur du ciel. Leurs ailes lui resteront indigestes. Il croit mettre à bas la morale et souiller Dieu la Mère. Au mieux, vieux, il fumera du tabac-caramel. Plus jeune il tentera de défendre sa statue de commandeur.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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25/05/2019

Je ne vois que toit (XXVI)

I.pngChic to chic

Source chaude fraîchement cueillie. Nul ne sait où d’où sourdent les images et où la langue vient se poser. Aucun mot attendu n’y figure. Il pose sa petite tête de mort entre les cuisses de l'amante, par moment se décontracte la mâchoire, dénoue les tendons de ses bras, huile les articulations. Puis c'est elle qui lui décolle la peau du crâne, lui déchire le diaphragme et les branchies. Tout se met à rebondir de l'extérieur vers l'intérieur. Le ciel est blanc. Caché en bord de bord du Léman ils dansent la gigue jusqu'au vertige. Chacun habite le rêve des autres et cueille le fruit de leur vieille présence au monde.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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