gruyeresuisse

09/06/2019

Je ne vois que toit (XLIII)

Spero.pngDésaccord dans le théorique.

Canari jaune dégueulant de rage, en vieux garnement se rebiffe contre les étoiles bleues. Ses cuicui n'ont rien de rachitiques. Ils se séparent distinctement en des halètements trioliques. Ils ne cessent d’envoyer des coups en pays d’occupants, peaufinent une rhétorique contre les spectres qui scellent les lois du monde. Loin des chansons bien douces ces trilles étrillent leur logos. Les verbes passifs passent au présent de soi, un présent singulier : il se sauce, pour finir, avec la main pour échapper au cynisme et la pusillanimité d'officines.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Image Nancy Spero

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08/06/2019

Je ne vois que toit (XLII)

cauda bon.jpg"Je" laisse à désirer

Face au phallus, le "vide" du féminin est parfois remplacé par le plein de la maternité. N'en doutons pas : elle représente une fonction des plus respectables et un refuge contre le manque inhérent à ce que Freud suppose dans la féminine engeance.

Néanmoins, et pour elle, une autre possibilité existe. A l'autre qui et un même - conçu dans et elle-même - peut se substituer un partenaire relais. Elle peut alors border l'illimité en jouant à l'homme et s'y tenir en guise de leçon de conduite entre joie et tristesse.

De mère elle redevient louve capable de connaître l'absolu. Elle n'est plus objet de l'amour mais son altérité. Devenant son propre "parlêtre" et en ce pare-être de la lettre, elle parasite sa propre rage ou sa possibilité mystique. Le langage en effet - sauf a être de bois - accepte la jouissance tierce. Cela permet de s'identifier à tout. Sauf au rien.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Œuvre de Jacques Cauda.

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07/06/2019

Je ne vois que toit (XLI

carav.jpgEau vide

Et le voici à nouveau agité du bassin par l'amour des images et l'image de l'amour. Pour tout peintre ce cas ravage. Et le susdit devient pataud logique qui n'envisage la picturalité qu'en un cadre privé. Son atelier de plein pied voit son rez concilié au dos de chaque autoportrait. Il ne peint que narcisse (ou sept). C'est pour le ver privé de soi la seule manière de retrouver un autre modèle : Soraya ceinte en des bonds de fourchette afin qu'il redevienne pique-assiette avide de selle d'agnelle pour tout gigot. Un cil en tombe sur sa tête. Ce qui est mieux qu'un couvercle de morose métamorphose.

 

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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