gruyeresuisse

31/03/2022

Francky Boy le franc tireur

Franky.jpgFrancky Boy, "La grande évasion", Galerie Sonia Zannettacci, Genève,  24 février - 24 avril 2022.
 
Francky Boy est un artiste peintre sculpteur français autodidacte né en 1954 à Paris. Vit et travaille dans le Val de Marne à Charenton le Pont .Il a emprunté pour le titre de son exposition un titre accrocheur  qui ramène à toute une culture populaire.
 
code-civil-scaled.jpgFace à l’abrutissement organisé des images, l'artiste au lieu de les effacer les rameute pour les court-circuiter en des sortes de caricatures de caricatures. Les scénographies trahissent ce que les menteurs proposent de l'art et du cochon. L’artiste prouve que tout gogo dépend des images que lui font avaler les pouvoirs qui ne rendent jamais leurs transes lucides. 
 
 
 
Franky 2.jpgMais Franky Boy les remplace. C'est là une réflexion  sur l’image avec un sens aigu de l’humour le plus insidieux. L'artiste considère la vie et de l’art comme d’un voyage afin de nous dégager des zones d’épis sûrs des  hallucinations collectives. C’est ainsi qu’en nous rendant  taupes-less face à nos certitudes le créateur fait de nous des voyants provisoires mais des voyants tout de même. Et en avant doute
 
 

Jean-Paul Gavard-Perret

23/03/2022

Albarrán Cabrera : un en deux

Alb.jpgAlbarrán Cabrera, "Things Come Slowly", Galerie Esther Woerdehoff, Genève, Suisse, du 24 mars au 21 mai 2022.
 
Natifs de Barcelone, Anna Cabrera et Angel Albarrán travaillent ensemble depuis 1996 et forment un duo reconnu sur la scène photographique internationale. Ils ont inventé un univers artistique  poétique et sensible où l’émotion du sujet se combine à la beauté du tirage au sein de floraisons.
 
 
Alb 2.jpgSpécialistes des techniques alternatives de tirage et de la conservation des photographies, Albarrán-Cabrera considère ses photographies  comme des objets à part entière. Les deux photographes font appel aux procédés anciens (cyanotypie et autres procédés argentiques) mais expérimentent aussi de nouveaux procédés  qu’ils combinent à des matériaux rares (papiers japonais, pigments et minéraux,  feuille d’or.)
 
 
Alb 3.jpgCes approches sont au service de diverses réflexions sur l’identité, sur les traces que la prise de vue conserve du passé. Les séries interrogent le rapport au temps, à la mémoire, à la philosophie et à la perception de l’image. Le tout entre illusion et réalité là où par la grâce d'une oeuvre féerique où toujours le printemps renaît.
 

Jean-Paul Gavard-Perret

20/03/2022

Mai-Thu Perret : les points dans les moufles

Mi thu.pngMai-Thu Perret, "My sister’s hand in mine?", Centre d'Edition Contemporaine, Genève, du 18 mars au 29 avril 2022
 
Invitée à produire une œuvre in situ pour "Survival Kit 10.1: Outlands", une exposition collective organisée par le Centre letton d’art contemporain de Riga, Maï Thu Perret a commencé par  regarder la riche tradition textile folklorique du pays.
 
Mi thu 2.jpgElle s'est intéressée entre autres aux mitaines lettones et à leur forme pointue particulière, et s'est mise à  dessiner des motifs géométriques abstraits à tricoter en pure laine Shetland. Ces patrons déclinés en deux couleurs différentes sont complétés  par 12 boîtes en bois d’érable, au couvercle coulissant, sérigraphié.
 
L'artiste rapproche ici le travail d'artisanat de sa propre entreprise de création. Se retrouvent son goût pour les géométrisme abstrait et  la production d’objets manufacturés placés souvent en un scénario fictif pour une narration très particulière. Maï-Thu Perret repense ainsi le statut de l'œuvre d'art et son contexte de production.
 

Jean-Paul Gavard-Perret