gruyeresuisse

17/06/2021

La peinture sylphide d'Alison Bignon

Bignon bon 3.jpgAlison Bignon poursuit ses déclinaisons et ascensions sans jamais se répéter. Avec le temps souvent ses surfaces s'emplissent plus nettement et les couleurs deviennent plus foncées. Mais reste toujours un envol et un indicible envoûtant contre le fracas des désastres.

 
Bignon bon 2.jpgDans leurs méandres les couleurs deviennent des fleurs grimpantes d'un réel onirique à la sensualité infuse. Tout reste impeccable, comme en épure là où diverses influences plastiques se rassemblent pour donner lieu à un nouvel espace. C'est un peu comme si la peinture japonaise passait de la figuration à une abstraction qui se passe de "fond" : le blanc du support suffit à de telles éclosions.
 
Bignon.jpgDemeurent en conséquence des exercices de discrétion où l'impalpable s'organise imperceptiblement. Entre macro et microcosme, ils se transforment en sources de vie  ni en chair ni à l'inverse désincarnées. Alison Bignon offre la promesse d'un monde doux et calme dont les feuilles l'une après l'autre s'envolent. Un tel monde devient oracle, orgasme ou ordalie. Un monde lointain danse. La plasticienne en reste la vestale.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 

Alison Bignon,  "L'Eveil du Printemps", Galerie Charivari, Marseille, du 16 juin 2021 17 juillet 2021.

11:34 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (2)

Commentaires

Alison est merveilleuse nous avons été des premiers à la mettre dans une collection .bravo pour votre commentaire

Écrit par : Berliocchi | 19/06/2021

Alison est merveilleuse nous avons été des premiers à la mettre dans une collection .bravo pour votre commentaire

Écrit par : Berliocchi | 19/06/2021

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