gruyeresuisse

12/03/2021

Les mots et leur matière : Gilles Furtwängler

Furtwangler.jpgGilles Furtwängler, "Mon parfum, c'est l'odeur du bois qui brûle", Skopia, Genève, du 21 mars au 1er mai 2021.
 
A Lausanne et à Johannesburg Gilles Furtwängler interpelle par ses oeuvres le regardeur. Il s'adresse à lui en l'invectivant (non sans humour)  Interpellations, questions, vérités ou contre-vérités, cynisme, absurdité, contradictions tout est bon pour les coups de semonce qui s'ensemencent sur la surface des supports.
 
Furtwangler 2.jpgTout est mis en forme pour une communication objective et abstraite, ironique et morale, avant tout poétique où les textes jouent par effets de lignes, de caractères, d'extension ou d'écrasement. Mais le créateur pratique aussi des prestations orales sur le même principe. La base des textes et des mots provient des écrits de l'auteur mais aussi de tout ce qu'il entend et parfois écoute.
Furtwangler 3.jpgLe tout dans un volontaire exercice de banalité bien choyé dans les conversations de comptoirs (lorsque les bars sont ouverts) et qui - écrit Fürtwangler - "nivellent les hiérarchies, rapprochent l’art et la chirurgie dentaire, l’art et le massage suédois, l’art et la dette mondiale et la plomberie". Bref l'artiste parle plus d'humour que d'amour ce qui n'empêche pas le second - en tant que pulsion bien naturelle - d'être un rien privilégié.
 

Jean-Paul Gavard-Perret

Les commentaires sont fermés.