gruyeresuisse

16/09/2020

Charlotte Herzig : atmosphères

Herzig.pngCharlotte Herzig, "It has no name, so I style it "The Way", Wilde, Bâle, du 10 septembre au 14 novembre 2020.

"It doesn't have a name, so I style it "The Way"" est la première exposition solo de Charlotte Herzig  à Bâle. Elle y explore diverses techniques pour créer des oeuvres de plusieurs dimensions. Pour une telle artiste  le monde ne cesse de bouger en divers rythme et c'est pourquoi tout son "geste" de peintre contribue à transformer cette intuition en formes, lignes et espaces au sein de compositions lumineuses. Elles sont là pour explorer de tels mouvements.

Comme toujours l'artiste n'hésite pas à créer des effets d'immersions afin que le regardeur soit enveloppé et saisi dans un tel environnement où se retrouve des jeux de subtiles répétitions. Existent autant de séquences ou modules qui donnent à l'oeuvre un rythme voire une mélodie particulière et atmopsphérique. Un tel  "spectacle" permet au visiteur de regarder le monde dans un miroir en complétude si ce n'est en gloire. Si bien que la peinture devient le meilleur carburant qui soit.

Jean-Paul Gavard-Perret

15/09/2020

Alberto Vieceli : synthèse de l'acte photographique

AViecelli 2.jpglberto Vieceli, "Holding the Camera", Musée suisse de l’appareil photographique, Place, du 5 septembre 2020 au 24 janvier 2021 en collaboration avec le Festival Images Vevey (5-27 septembre 2020)

Alberto Vieceli tient à Zurich un studio de graphisme avec Sebastian Cremers. Ils proposent livres, marqueurs graphiques, vidéos, expositions et installations. De 2015 à 2019, le graphiste a collecté plus de 700 images dans des manuels, prospectus, brochures, magazines photographiques des années50 et 60. Elles sont faites pour illuster la manière idéale de tenir un appareil photographique quel qu'en soit le format.

DViecelli 3.pngans l'exposition et son montage, le didactisme initial se double d'un aspect plus ludique. D'où cet inventaire d’archives qui illustre - comme l'écrit Luc Debraine - "le conservatoire des bons gestes à l’époque de la photo argentique". Le tout dans une variation sur le même geste là les photographes eux-mêmes sont saisis parfois dans des visions innocemment saugrenues ou pertinentes.

 

viecelli.pngLe spectateur est mis au centre de l’acte photographique. Alberto Vieceli condense cet effet visuel comme le firent auparavant mais selon d'autres axes et propos Hans Peter Feldmann, Erik Kessels ou Peter Piller. Le thème du livre d'origine et désormais de l'exposition demeure donc inédit : regrouper ces images en 26 groupes (qui correspondent aux 26 lettres de l’alphabet) permet de les cataloguer et d'en constituer les chapitres harmonieux d'une déclinaison astucieuse.

Jean-Paul Gavard-Perret

11/09/2020

Dave Bopp entre deux "eaux"

Bopp.pngDave Bopp,  "floating icebergs with a taste of antimatter crazy physics", galerie Mark Muller, Zurich, du 29 aout au 16 octobre 2020.

 

Dave Bopp vit et travaille à Stuttgart. Il utilise différents types de peinture analogique. Mais s'il travaille avec les ordinateurs et leurs programmes il se réapproprie l'image numérique en créant un processus de création indépendant des machines

 

Bopp 2.pngL'artiste devient  pour une part un catalyseur des développements numériques mais il les module et modère pour créer une puissance de surplus des possibilités et accélérations de telles mutations. Les oeuvres dépassent donc autant les anciens modèles que les procédés nouveaux afin de créer leur propre langage.

 

Bopp 3.pngLa peinture reste pour lui le médium qui permet plus que toute autre approche de matérialiser différentes stases de perception et de  créer un contre-feu à la représentation du réel et du quotidien. Dave Bopp  explore en conséquence l'expérience de la peinture comme pure apparence de peau mais aussi comme un potentiel important de narration et de diverses associations.

 

Jean-Paul Gavard-Perret