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03/10/2016

Des archives aux voyages : Martin Kollar



Kollar 2.jpgMartin Kollar, « Provisional Arrangement », Publié par le Musée de l’Elysée et MACK (Londres) exposition éponyme au Musée de l'Elysée du 21 septembre au 31 décembre 2016.

Pour ce projet, Martin Kollar a arpenté pendant plusieurs mois les routes européennes. Il a parcouru ses archives personnelles dans le but de réunir en un riche corpus son idée de « provisoire ». Le sujet est difficile à traiter visuellement, mais les trente images Provisional Arrangement, explorent la notion de temps où la construction et la déconstruction latente vont de paire.

Kollar 3.jpgCe travail est la concrétisation du projet soumis par Martin Kollar à la première édition du Prix Elysée. Devant la qualité du travail et au-delà d’une bourse et la réalisation d’une publication prévue pour ce prix, le Musée de l’Elysée a décidé de produire une exposition du photographe conçue par Lydia Dorner. Conçu par l’artiste lui-même et par Grégoire Pujade-Lauraine, le livre en représente un autre écrin.

Kollar 4.jpgIssu de la Tchécoslovaquie de l’époque communiste l’artiste depuis toujours à la collision entre deux mondes, deux états pour créer des ponts entre eux. Jouant avec le décor le photographe cherche des liens entre le proche et le lointain, l’ornemental et le vivant, le passager et le durable.

kollar.jpgPour Martin Kollar photographier ne revient pas à s’opposer à ce qui est mais de s’opposer à l’illusion. Et ce au nom d’un « vrai » regard. Le photographe voit ce que les autres ne remarquent pas. En des prises fastueuses, sensuelles il ne saisit pas la beauté du monde mais la poétique du temps et ses passages. Situations et paysages entrent en un équilibre toujours parfait mais provisoire.


Jean-Paul Gavard-Perret

10:43 Publié dans Images, Suisse, Vaud | Lien permanent | Commentaires (0)

02/10/2016

Marie Taillefer revisitée par Thomas Koenig et Mazyar Zarandar



Taillefer bon.jpgCollectif Rats / Installation – Thomas Koenig + Mazyar Zarandar sur l'oeuvre de Marie Taillefer, LAC Scubadive, 2 octobre 20

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Taillefer 2.jpgDiplômée en 2003 de l’Ecole de photographie de Vevey, Marie Taillefer vit entre Paris et Mexico. Lauréate de nombreux prix le travail de l’artiste est revisité ici par l’installation des deux jeunes talents Thomas Koenig et Mazyar Zarandar pour la dernière soirée de « Lac Scubadive ». Celle qui se dévoile souvent au travers de portraits retouchés (scan, réimpression) qu’elle peint, déchire pour apporter une dimension nouvelle par une seconde numérisation par superposition avec le cliché de base, trouve là une nouvelle « reprise » ou réinterprétation. La recontextualisation joue donc un rôle central dans cette installation qui isole les différentes dynamiques d’un carnet de voyage de Marie Taillefer.

Taillefer 4.jpgLe matériel de ce carnet est tiré du blog de l’artiste et émerge en une forme d'humour et d'interrogation. Cet "activisme" vient dévier le propos de l'artiste non sans préserver une sorte d'hommage en ce qui devient une narration : en partie énigmatique. Au mystère de la présence première répond l'énigme de l'installation. Devenue prétexte à l'iconographie des deux jeunes artiste la transgression et la subversion de l'"originale" prennent d'autres voies. Ils posent différentes questions : Qu’est ce qu’une image ouvre ? Que devient une œuvre lorsque des "intrus" s’en empare, c’est-à-dire l’agrandissent, la blessent, la renversent et la rehaussent ? Quelle sidération est proposée ?

Jean-Paul Gavard-Perret

16:57 Publié dans Images, Suisse | Lien permanent | Commentaires (0)

01/10/2016

Naissance d’ARISTIDE brillant

 

Aristide.pngFondé par les artistes graphistes Simon De Castro,et Anaëlle Clot et par l’écrivain Anthony Martins de Macedo, le collectif « ARISTIDE » de Lausanne privilégie la sérigraphie au sein d’un petit atelier pour mettre en exergue leur nouveau fanzine éponyme (pour l'heure pas encore publié en sérigraphie mais c'est ce qu'on souhaite aux animateurs comme aux amateurs) et la défense et l’illustration d’artistes suisses (mais pas seulement). La publication sera pour l’heure vendue (à prix libre) sur les marchés de microédition et dans des lieux culturels. Mais il sera possible aussi de l’acheter via le site du collectif. Yasmine Nairat, Florence Aellen, Augustin Rebetez, Romain Iannone, Fichtre Okacha sont - entre autres- au sommaire du premier numéro dans lequel les fondateurs se sont superbement effacés – c’est assez rare pour être noté.

L’objectif premier du projet tourne autour de la notion de temps et de distance que les données du monde actuel ne cessent de distordre, d’accélérer, de réduire si bien que là où existe une possibilité de circulation a priori inédite l’espace est de plus en plus réduit. Certes cet espace permet de faire tenir dans la paume d’une main toutes les bibliothèques de l’humanité. Mais reste à se poser la question : qu’est-ce qu’on en fait ? A sa manière le Fanzine à l’ambition - pas à pas - d’y répondre. Preuve qu’un collectif peut caresser Aristide2.pngl’espoir d’une sortie de la scène non d’une illusion mais de L’illusion au profit de l’ « obscénité » (à savoir ce qui est hors scène) transsexuelle, trans-esthétiquen trans-éthique. Apparaissent des angles de « prise » qui ne se contentent plus jouer du pareil et du même. L’image reprend tout son sens dans ce qui sera considéré par beaucoup comme des déviances dont l’ironie reste majeure. Longue vie au groupe.


Jean-Paul Gavard-Perret.

www.collectifaristide.ch