gruyeresuisse

08/06/2019

Je ne vois que toit (XLII)

cauda bon.jpg"Je" laisse à désirer

Face au phallus, le "vide" du féminin est parfois remplacé par le plein de la maternité. N'en doutons pas : elle représente une fonction des plus respectables et un refuge contre le manque inhérent à ce que Freud suppose dans la féminine engeance.

Néanmoins, et pour elle, une autre possibilité existe. A l'autre qui et un même - conçu dans et elle-même - peut se substituer un partenaire relais. Elle peut alors border l'illimité en jouant à l'homme et s'y tenir en guise de leçon de conduite entre joie et tristesse.

De mère elle redevient louve capable de connaître l'absolu. Elle n'est plus objet de l'amour mais son altérité. Devenant son propre "parlêtre" et en ce pare-être de la lettre, elle parasite sa propre rage ou sa possibilité mystique. Le langage en effet - sauf a être de bois - accepte la jouissance tierce. Cela permet de s'identifier à tout. Sauf au rien.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Œuvre de Jacques Cauda.

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07/06/2019

Je ne vois que toit (XLI

carav.jpgEau vide

Et le voici à nouveau agité du bassin par l'amour des images et l'image de l'amour. Pour tout peintre ce cas ravage. Et le susdit devient pataud logique qui n'envisage la picturalité qu'en un cadre privé. Son atelier de plein pied voit son rez concilié au dos de chaque autoportrait. Il ne peint que narcisse (ou sept). C'est pour le ver privé de soi la seule manière de retrouver un autre modèle : Soraya ceinte en des bonds de fourchette afin qu'il redevienne pique-assiette avide de selle d'agnelle pour tout gigot. Un cil en tombe sur sa tête. Ce qui est mieux qu'un couvercle de morose métamorphose.

 

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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06/06/2019

Je ne vois que toit (XL)

RV.gifLe rang des vous

 

La jouissance phallique hante l'homme placé devant le mystère de celle de sa partenaire. Il génère chez lui fascination ou haine. D'un côté nous sommes chez Bataille, de l'autre dans le fondamentalisme. En les deux cas le mâle reste fixé au fétichisme de sa mère. Il l'a été pour elle et il la garde en lui en prouvant que la natation en liquide amniotique est une métaphysique.

Quant à la femme elle attend de l'homme ce qu'il n'a pas. Mais ce pauvre errant ne le comprend pas. Ce qui manque à sa compagne n'est pas son truc (bon an mal an il en fait bon usage) mais, et en dehors de la meringue qu'il met sur la table, c'est une parole, une assise, un signe. En leur absence créatrice de ravage et d'affliction la femme peut devenir soit mystique, soit érotomane. Ce qui reste exhorbitant mais explique combien la jouissance et l'angoisse demeurent inabordables.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

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