gruyeresuisse

02/06/2019

Je ne vois que toit (XXXVI)

Lalique.jpgZone subversive

Poux devenu sans abri sur la tête d'un chauve. Tout ça pour prendre l'air à perte de murailles, branchages, gel. Et bronzer au grand jour dans sa petite culotte à dentelles mentales afin d"éviter les casses burneries qui rongent sous la chenue calotte une masse grise et blanche de matière cervicale.

chauve.jpgTête devenue pouls pour le poux sans besoin de notaire afin de s'annexer une terre désolée. Ne craignant ni le soleil, ni l' immense tempête sous le crâne, son dernier éclair silencieux et la parole qui ne se brise osant encore un hugolâtre "donne lui à boire dit mon père".

Reste sur la surface polie une petite goutte de brillantine cristalline en guise d'écho Lalique au triangle absolu de celle dont le poux fut l'époux. Son noeud gordien lui caressa jadis le ventre, les seins et le pubis.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Image 1 : verrerie Lalique.

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Je ne vois que toit (XXXV)

Cauda.jpgLe bûcher des vanités

Chérir l'inconscient ne suffit pas à renoncer à la conscience. L'obsession de sa borne empêche la révolte et dissout ce qui reste dans ce qui fut. En conséquence, le couvercle cher à Baudelaire ne cesse de peser sur la tête en un dispositif qui actionne sa fermeture.

Dès lors, perché à l'envers sur notre cheval boiteux nous ressassons les effluves d'un futur "hantérieur". Il sent le crottin aux fil de nos foirades. Nous nous croyons redevenir juvéniles bien que ne l'ayant jamais été. Ne fûmes tout compte fait que simples potes au feu trébuchant dans nos abîmes pour prouver la loi des crépuscules ou renouveler les longitudes qui prouvent l'existence de l'Obscur.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Œuvre de Jacques Cauda

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01/06/2019

Je ne vois que toit (XXXIV)

Noam.jpgApparat chic

J'écoute Jésus avec obstination. "Dieu t'en préserve" disait le Père - j'entends le mien qui du reste me gavait autant que l'autre, l'obstiné, le venimeux, celui que Nietszche donna pour copain d'avant, genre ramollo ou gobelet au dé passé. Sa couenne pourtant jouit à nouveau d'un regain notable. Il redevient un compagnon de classe laborieuse des plus fréquentables. On lui greffe des ailes et il fait lever des pierres comme jadis celles de Carnac ou de l'île de Pâques. Qu'importe si des toutous viennent pisser à leur pied. "Que puis je pour vous ? " dit-il à ceux qui passent. Ce à quoi répondent-ils "Nous sommes vêtus de nos actions pour penser". Affirmer pour autant qu'il n'est d’aucune lumière serait exagérer un peu. Car c'est bien ceux qui l'ont inventé qui portent la nuit de tout. Ils poussent ce qu'ils ont créé dans le vide. Rien de ce qui mange l'espace ne leur est étranger.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Photo de Noam Chojnowski

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