gruyeresuisse

14/06/2019

Je ne vois que toit (XLVII)

Cauda 3.jpgHarpe au max

Affreux, vieux et lacânier, trou duc sans bord, clos sur ce qui n'a pas de fin, pensé pendant la Seconde Guerre Mondiale et né sur un strapontin de cinéma au moment de la guerre froide. Décolonisé dans les années 60 au décorum unidimensionnel, ses géniteurs, vue l'époque, n'eurent nul besoin de financer ses fiançailles. Quand au baptême de sa marmaille elle fut un bas thème avant que de péchés empêtré il aille à confesse vu le retour en masse des aubes spirituelles. Le voici des plus des Sisyphe obscènes roulant des hosties comme des pierres en se tirant au bal comme un pied. A l'indécis nul n'est Delon, ni lui. Qu'importe les ruptures de ligaments du talent. Il soulève à bout de bras des chais de faux rhums des halles et s'habille en soutane puisque depuis quelques décennies le tout aryen est noir.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret).

Peinture de Jacques Cauda

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13/06/2019

Je ne vois que toit (XLVI)

Cauda bon.jpgLes amoureux des havres

Je n’ai pas de secret, je sors, je m’intéresse. C’est un état d’exigence, une quête de l’absolu qui traverse mon regard même lorsque je suis saoul comme un âne. Car si j'aime les poils l'eau ne me sied pas. Quand je sors de ma douche ça fait un entonnoir noir sous les bras. Les femmes préfèrent d'ailleurs les torses haves et brillants où elles peuvent se voir tant c'est lisse et glissant. Qu'importe si de tels bustes sentent le déodorisant de chiotte enfin jusque ce que les bombes à l'ozone soient interdites. Désormais il n'y a plus que de l'air qui en souffle et chatouille les est-ce elles ?

Cauda bon 2.jpgOn rigole un peu mais plus question de sentir les sous bois dans les hâvres où les marins chantent les femmes adultères, leurs peurs, leurs blessures et leur port de reine. Avec ces super chéries nul ne craint la panne passagère. A moins de crever la durite tout va jusqu'à plus soif. Si bien qu'en rentrant chez soi il faut une bonne nuit de sommeil sans nécessaire impasse devant "The Voice" ou Michel Drucker.

Lheo Tell, (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Peintures de Jacques Cauda.

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11/06/2019

Je ne vois que toit (XLV)

Divoy bon.jpgAs de guère

 

Je dois l'éviter pour ne pas tout reprendre à zéro. Néanmoins je tombe parfois dessus. Et comme un ballon l'histoire est prête à rebondir. La musardine a beau me dire que désormais il ne lui est plus possible de vivre deux histoires de concert : ceux que je vois à ses bras ou leur main au panier prouvent le contraire. Ce qui ne l'empêche pas de me murmurer glissando un "monte me voir lorsque tu vois de la lumière chez moi". Je ne peux imaginer soudain d'autre ampoule que la rouge d'une antique maison de passe. A peine entrée, elle me dira de laver mon petit chienchien tandis qu'elle pouponnera son petit chat. L'idéal serait de faire - comme les couples qui s'aiment - chambre à part et qui pour se parler dîne en grenat. Mais la chair est faible parfois et il faut qu'elle exulte.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

 

Collage de Michèle Divoy

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