gruyeresuisse

28/04/2019

Je ne vois que toit (II)

Mature.jpgPhallus et coutume - pour qui sonne le gladiateur

 

Du sexe dans du sexe, du film dans du film et la réalité dévisse. De Maistre ou ne pas de Maîstre n'est plus la question. Le vit dleurres; paire vers l'aine : avec le peplum les bobines font leur révolution. Guère de sans temps et chiens de gruyère. Apocalypse en apnée. Shall we go ? Here we go !

 

Robert Taylor is riche et Peter Ustinov à le nez rond. Rome is burning, la MGM flambe. Celà sent le souffre sous l'apologie du Christ. Mais sois poli théïste ! In gode we trust entre cape et épée et par magie des muscles. Si c'est rond c'est Colisée. La forme latine opte pour le masculin - films antiques en dyptiques plein de types.

 

VMature Bon.jpgictor dit Mature ne l'était pas, avec pour cache sexe un pagne qui lui descendait à mi-cuisse avant que le spaghetti-peplum préfère le moule-bite suggérant le gardon - entendons les rondeurs d'esclaves des sens de l'empire aux schistes bitumineux.

 

Le cinéma devint scopique, défouloir des pulsions et leurs révélation. On allait voir en famlille non des films B mais X. Plus tard en cinéma de quartier certains se branleront le colosse devant celui de Rhodes. Tout s'agitait sous les jupettes dans les combats de gaypards. Arnold ou Charlton, certains les aimaient chauds. Kubrick se fit lubrique - Spartacul éjacule.. Il est tunique (rouge plus écartate que celui de west-ternes).

 

Cléopatre se fit collante, Salomé salonarde mais entrer dans la reine ne suffisait pas en un tel cirque divers. La mise amore est d'un autre genre quand les films cultes sont cul-turistes. Steeve rêve, Maciste suce, Annibal s'empare de Bebethsabée pour un besame macho. Quant à l'esclave d'Hercule il avance plus qu'il ne recule.

 

Saga de la marine pour les Marines. Cecil B quoique peu rousseauiste a donc mis dans l'Emile. Laura Marr - ardente Fanny - en aura marre. Les gladiateurs sont de froids radiateurs. L'épi épiphanique préfère des jeux de triangle an Sphinx ter. C'est saut d'hommes et go more. Rome n'est plus dans Rome en son homme sweet homme.

 

 

Léo Tell (aka Jean-Paul Gavard-Peret)

 

08:29 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

09/04/2019

Cécile Xambeu : en général les histoires d'amour finissent mal.

Xambeu 3.jpgCécile Xambeu, « Angèle n’a pas de sex appeal et craint pour ses ailes », Editions des Sables, Genève, 25 CHF

Créatrice polymorphe et performeuse - au sein de sa compagnie genevoise « C’est quand qu’on va où » qui séduit actellement le canton suisse et ses environs. Le spectacle fait connaître de grands textes fondateurs de la poésie contemporaine  et des musiques majeures (de Ravel aux compositions du percussionniste Lucas Duclaux-Loras) et ce avec une belle santé - Cécile Xambeu est aussi la poétesse enjouée et grave des sentiments universels.

Xambeau 2.pngAu théâtre, son texte "Mater d'Asile" (monté il y a quelques années à Genève) mettait en exergue l'amour filial et les personnes âgées en déshérence. Dans sa vie d'Angèle (largemennt autobiographique?...) elle fait partager ce que nous éprouvons dans nos histoires d'amour. Leur "usage" n'est pas forcément facile, facile (euphémisme). Et parfois l'auteur le rappelle à travers ce qui se passe (ou ne se passe plus) : "M’asseoir un moment pour assécher mes yeux / les sentir insensibles à la beauté des lieux / Cacher ma peine sous les fagots de bois. / Oublier ma déraison, mes émois /Tu n’es pas amoureux /ça me plie en deux." Tout est dit.

Xambeu.jpgNéanmoins pas question de renvoyer l'amour à une fin de non recevoir et qu'importe s'il entraîne parfois ses éclats de voix. Va pour le Pierrot d'amour. "Moi sa peau, elle me console / c’est un peu mon eldorado / je va lui oter sa camisole / Vu que j’aime bien ses défauts /Y me fait craquer, même habillé /je va quand même jeter son costard / voler son coeur, /le pousser dans l’plumard". Cécile sait xava xavaça (comme disait Queneau) pas durer toujours. Mais sans flacon comment trouver l'ivresse ? Il faut préférer qu'il se casse plutôt que de renfermer son propre cœur dans une urne de porphyre. Et qu'importe après tout si certains porcs le font frire.

Jean-Paul Gavard-Perret

08/04/2019

Flynn Maria Bergmann : tropismes intempestifs

Bergmann.jpgFlynn Maria Bergmann, "Flynnzine #1", art&fiction, Lausanne, 64 p., 25 CHF.

 

Dans ce nouvel opus au format XL Flynn Maria Bergmann propose un grand déversoire ou ce qu'il appel "un gros bordel dégoulinant" là où tout se mêle : dans la partie "blah-blah-blah" mots hors de leurs gonds, dans la partie "splash" "des dessins et collages d'objets sortis  de leur utilisation pratique. Le tout "en anglais please, because fuck Donald Trump et les zombies de la Silicon Valley of Death". Même si l'artiste et auteur ne fait rien à motié il ne se soucie pas de la lecture éventuelle de son livre  : au pire celui-ci pourra servir de manière plus brutale car "on a tous besoin, un jour ou l’autre, de papier journal pour allumer un feu."

Bergmann 2.pngCe qui serait néanmoins dommage. Existent là des béances sémillantes, des constellations sauvages au sein d’une dérive tropicale que Bergmann organise afin de sortir des gammes immuables de la représentation pour retrouver une insécurité fondamentale. Qui dit que le monde est déjà découvert ? Certainement pas l'auteur. Dans sa randonnée, des chemins déambulent en vertiges. S'y parcourent des paysages qui deviennent la géographie d’une histoire de prises où il convient de se perdre lorsque les arbres s’approchent les uns des autres. Images et mots se cotoient comme des grands singes ou des bêtes curieuses. Et cela prend l'aspect d'une farce corrosive.

Jean-Paul Gavard-Perret