gruyeresuisse

08/05/2019

Je ne vois que toit (X)

Almodovre.jpgLa salle du jeu

Existe-t-il d'autres passages ? Je me suis vu en elle. Je ne suis plus personne, j’appartiens au monde nocturne où la lune ploie. Je suis la mélancolie du monde lorsque sa soie glisse encore de son fantôme. Je suis son œuf dur, son manque de peau, son lent beau.

Je suis charpie plus que bloc. Visage pâle, yeux cernés de cerneaux. Je suis saisi de crampes qui descendent jusqu’aux génitales parties à l’appétit Capri-cieux. Mes angoisses sont notables et ma faiblesse générale.

Que faire de mon mou de ventre ? Comme dirait l'autre, «C’est pas la mère à boire» Flexion, fiction, piston. Sexion hâte, un, deux, Typhon, cyclone, trombe. Danser encore danser du museau dans la chapelle systite jusqu’à y mettre le feu avant la raie qu’on panse.

L’épi s’y mouille. La langue jette les gloria, les ave du cancre las. Il y a là de la crême en glaise, de la sauce blanche et du jus de pater. Croix de bois, croix de faire, l'enfant dit de l’homme n’est que de la Mer Noire dont il boit le lait preux.

Lheo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

 

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06/05/2019

Je ne vois que toit (IX)

Ovaine.jpgUne autre paire de Mancha

Presseur d'amendes douces plus que brouilleur de cru, ami (inconnu) d'Ovaine qui "pour tester le vrai du faux impunément ment", il caresse les métaphores des halles qui sans être idéales sont toujours musclées.

 

Ovaine 2.jpgPour lui Ovaine ignore ramadam et carême, se pique la ruche et permet au mâlin de soulever son pancho, de dégrafer sa gaine of Throne pour passer des jeux vides et hauts (qui rendent les adultes à l'état de loupiots) à ceux qui font renaître en eux la bête à deux dos dans un marais saillant où le moustique tigre pique.

Encore un effort lui dit-elle et la nature humaine finira dans un beau bordel ou dans le sel de la terre. Preuve qu'il manquera toujours un Don Quichotte en selle. Sa Rossinante néanmoins va toujours à hue et à dia plus que Sancho ne le pensa. Ovaine manifeste envers elle un culte et pour l'ânier une fièvre.

Lheo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

 

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05/05/2019

Anja Niemi : résistance aux normes

Niemi.jpg

Anja Niemi joue avec les codes inclusifs d'une photographie programmée qui réduit la femme à un fétiche ou un usine à fantasmes. Plus que de beaux discours de belles images conviennent. Il suffit que leur monstration biaise les attentes.

 

 

 

 

 

Niemi 3.jpg

Les égéries deviennent les sujets propres à démystifier certains ajustements. Elles sont là pour introduire du leurre dans le leurre, de la fumée dans l'enfumage. Sans assises sinon débôitées, le corps à la fois rentre en lui et en sort de manière intempestive. Il devient un indice créateur d’ouverture par l’audace et la résistance d’une écriture photographique qui ne fait plus de la femme un simple support mais un manifeste de l’anticonformisme dans la vision de la femme et de ses attraits.

 

 

Niemi 2.jpgL'accroche esthétique passe par un glamour particulier et corrosif. Sa norme classique passe à la trappe sans pour autant que négligée la beauté. Mais elle est là pour parasiter des standards par effet de créativité.

 

Jean-Paul Gavard-Perret