gruyeresuisse

01/09/2021

L’enfant loupiot

Loupiot 2.jpgEnfant sucret, tronc du bocal, bas raton, salivet, bandeur au néon bourre bon. Recteur de rectum, enclumeur de trouffion,  mâchouilleur de vremelettes lèvres, accordeur de semence, rémouleur de sauteuse et salteur automate. Mais aussi varançon, éjaculateur d’Ecosse, vulvarin, lobo tonique, génissérateur de jets nées rations
 
De ses mains il serre Paulette, pousse  un ut en rut - à moins que ce soit le contraire. Et jusqu’en rez au mur. Combinaison n’est plus de saison quand le coquillage estradé se citronne. Il potasse dans ce potage, décape, cyclône le sarcophage en cabrissantes bamboles.
L'encourager demeure nécessaire : "mets ton ver dans le fruit mûr. engendre , arahoquette, trombinoscope, scapule, hullule." Mozart est là encore et en corps. Du sien elle t’en sortira plus tard à grand coup de saut d’os. Qu’il en soit donc ainsi. Telle est ma prière. Amène ton vile brequin, débarque comme un Américain.
 
Jean-Pal Gavard-Perret

20:45 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Philippe Pache : quand, sans nostalgie, le passé devient présent

Pache.jpgPhilippe Pache, "Un temps pour elles", La Chambre Noire, Lausanne, jusqu'au 25 septembre 2021.

Chez le Vaudois Philippe Pache la lumière du noir et blanc au lieu d'allumer des fantasmes préserve l'énigme  du féminin dans l’impalpable étirement d’instants.  Le corps  devient presque immatériel.  C'est l'occasion pour le créateur d'évoquer  "Des muses, des amours, des partages, toujours des complicités…"
 
Pache 4.jpgDans cette nouvelle série Pache insiste sur les ombres pour les forces de suggestion  qu'elles suggèrent dans la cristallisation de divers moments de trouble et d'abandon. La sensualité est présente mais subsumée. Le nu saisi dans sa plénitude retrouve une aura particulière. Et les volumes physiques autorisent une transparence entre l’innocence et le sacré. Le corps est surpris dans l’impalpable étirement de formes simples mais tout autant complexes. Il est presque immatériel là où les certitudes s’évanouissent dans la fonte du réel.
 
Pache 3.jpgLa tendresse est toujours au rendez-vous en un rayon de lumière, un regard, un visage. Chez lui la nudité est en conséquence toujours insolite, libre, joyeuse et sensuelle. Le mystère demeure là pour, dans sa beauté; "raconter une ancestrale histoire de l'humanité … je ne vois rien de plus beau sur terre que les visages" écrit le photographe.
 

Jean-Paul Gavard-Perret