gruyeresuisse

08/07/2016

Sarah Hildebrand : paroles et musiques.

 

AAAHILD.png"Murmures", photographies & nouvelles, 44 pages, 170 euros livre signé + une photo signée (voir site artiste). "Exposition, Carnets", Halle Nord, du 8 juillet au 20 août 2016, genève, "Freiraum - Chimère de nos réalités" du 3 au 31 juillet 2016, Fonderie Kugler, Genève.

 

Sarah Hildebrand aime les histoires. Et les images. Mais leurs narrations sont habitées d’absence. Ne subsistent qu'une écume, un écho. Peut-être une sorte de songe : mais il n’existe pas de sommeil profond qui l'empêche de l'entendre, de le voir.

AAAHILD2.pngLa réalité quoique présente reste néanmoins abstraite, vide mais elle n’en est que plus envoûtante. Et la présence invisible de l’artiste est le matériau essentiel de l'œuvre car son Imaginaire déploie une partition particulière. L’artiste en est le chef d'orchestre et la musicienne..

AAAHILD3.pngLa grâce ne tient plus à une beauté marmoréenne et en brillance mais à de petits riens capables d'engendrer un appel, d'exprimer ce que le monde possède de secret. L’intelligence inquiète, créatrice et critique de Sarah Hildebrand la conduit à effectuer une suite de transgressions discrètes, juste effleurées.

Ne pouvant se satisfaire des vieux codes (romanesques, photographiques) elle fait appel à des méthodes d'exploration originale. L’Imaginaire se tourne vers le forage, vers la découverte de nouvelles profondeurs, de nouvelles zones d'ombres et toujours selon ce que Cioran nomma « la sainte concision » et par effet de surface.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Damiers de Viviane Rombaldi-Seppey


Rombaldi.gifViviane Rombaldi-Seppey , « Entre les Lignes », du 7 au 29 juillet 2016, Dubner Modern, Lausanne.

Constructiviste à sa manière Viviane Rombaldi-Seppey joue dans ses dernières œuvres d’une forme de cinétisme. Surgit une fable optique plus que séduisante là où la structure s’anime de caprices qui bousculent les ensembles comme s’il s’agissait aussi de les ironiser par précision et impeccabilité.

Rombaldi 2.jpgPar les formes qui reviennent se créent des damiers suspendus et dynamiques. Ils portent au delà de l'illusion par celle qu'ils créent et qui aiguisent une rêverie soumise à de subtiles variations entre resserrement et ouverture selon une étendue mobile et immobile.

J-Paul Gavard-Perret

07/07/2016

Olivia Locher : péchés de gourmandises


Locher 3.pngGourgandines ou bonnes vivantes les modèles d’Olivia Locher prennent la vie par le bon côté - même si parfois une glace à l’italienne vient tâcher leur poche revolver. Mais chaque fois le vert est dans fruit : car les modèles sont pubères et sacrifient aux désirs quelle qu’en soit la texture (chair ou crème).

 

 

Locher.pngEn chambre ou sur une plage plus d’un tour est joué. La bouche donne aux sucs un art de la symbiose. D’autant qu’aux péroraisons plastiques Olivia Locher préfère les marches à suivre surtout lorsqu’elles peuvent être ratées par celles qui les suivent en jouant les méduses dans le détour de corpus qui ne sont en rien christiques. Et des corps puces : ils n’ont rien de Christi.

Jean-Paul Gavard-Perret

11:35 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (0)