gruyeresuisse gruyere

01/11/2022

Sur le vaisseau fantôme 

ALv.jpgCe qui s'est passé sur le premier vaisseau fantôme nous le savons grâce au marin bavard de Coleridge. Comme lui nous nous primes oiseaux de bon augure tout en devenant des anges prédateurs et carnassiers repus se repaissant sur le dos de monde et qui ne savent même plus avant de se nourrir de regrets ou de remords. Nous filons encore à l'anglaise face à ce qui arrive comme si personne ne risquait d'y laisser ses plumes tant le progrès monta à la tête.  Il eut de bons côtés mais les malins inconscients furent encombrés de leurs ailes. Ils ont fait du monde leur sarcophage programmé en idolâtrant ce qu'ils prirent pour des clés capables d'ouvrir au paradis terrestre dont ils ont saccagé le potentiel. La résurrection des cataclysmes n'a donc rien d'imprévu. Et la myopie condescendante ne tient au fait que notre mémoire collective organisée si peu transparente a tout fait pour créer une légende où aux divinités du passé ont succédé celles qui du moins en occident semblait  délivrer de bien des maux. Du moins à qui pouvait se payer de tels gage de sécurité voire de provisoire éternité. Elle prit un tour démocratique pour la partie "gagnante" de l'humanité qui vivait sur le dos de l'autre qui devint son esclave. Mais les armes de la communication se sont retournées contre leurs inventeurs. La diffusion numérique a fait le (Steve) job  en essaimant une métamorphose annonciatrice d'une suite qui n'était pas la bonne et ou un grand soir se transforme en macabre danse.  Le gala des GAFA l'entama de la  manière la plus sourde qui soit. Nous n'assistons encore qu'aux répétitions générales.

Jean-Paul Gavard-Perret

Collage d'Al Varlez

Commentaires

Avec le progrès à la face cachée JPGP offre un super texte bien frappé !

Écrit par : Villeneuve | 01/11/2022

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