gruyeresuisse

02/08/2022

Woody Allen : honni soit qui en mâle pense

Allen 3.pngIl faut prendre au sérieux la légèreté de Woody Allen et défendre son film contre les fossoyeurs. Il est sorti presque en catimini en plein juillet et est resté boudé par une critique distante eu égard à ce que le regard moralisateur sur Allen a fomenté. L'idéologie Woke  a donc fait le travail.  Et ses  Robespierre remisent le réalisateur en ignoble Vendéen. Certes sa tête n'est pas encore demandée mais de son film il ne peut être question ou presque.
 
Allen.jpgIl s'agit pourtant d'un Allen pur jus genre comédie légère dont le cinéaste reste le maître. Un couple d'Américains se rend au Festival du Film de Saint-Sébastien. L'épouse qui ignore son époux entretient une liaison avec un brillant réalisateur français (incarné par  Louis Garrel) . Quant au mari, il repense aux génies du septième art et va se consoler avec le docteur Jo Rojas (Elena Anaya), dont sensibilité et goûts se révèlent proches des siens. Il va alors appréhender la vie sous un angle plus optimiste et revivre les moments marquants de son existence via le prisme de cet amour de passage et celui pour les grands classiques du cinéma.
 
Allen 2.jpgCela ne mène pas très loin mais reste néanmoins acidulé, cruel, délectable. Bientôt la vie s’achèvera mais le cinéma continuera de faire glapir le ventre de la nuit et des affects tant qu’il restera de l’ombre à pourvoir entre les jambes du jour et du réel. Et les films de Woody Allen continueront de contaminer le temps et l’espace dès lors que se posera la question du cinéma ou ses avatars et de l'amour.
 
Jean-Paul Gavard-Perret.
 
Woody Allen, "Rifkin's festival", 2022.

Commentaires

❤️

Écrit par : Mississipi | 02/08/2022

admin

Écrit par : admin | 04/08/2022

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Écrit par : admin | 04/08/2022

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