gruyeresuisse

27/07/2022

O. W. Roederstein l'émancipatrice

Ottilie 2.jpgNée dans une famille de commerçants allemands à Zurich en 1859, Ottilie W. Roederstein doit faire face aux réticences de ses parents, qui s’opposent à son désir de poursuivre une carrière de peintre. Elle étudie néanmoins la peinture avec Eduard Pfyffer (1836-1899) à Zurich, puis avec Karl Gussowà Berlin. En 1882,  avant d'aller à Paris. Elle commence à exposer au Salon en 1883.
 
Ottilie.jpgVers 1893, inspirée par ses recherches sur l’art de la Renaissance italienne et allemande, et encouragée par de nouveaux peintre à  Francfort (Karl von Pidoll zu Quintenbach  et Hans Thoma) elle se met à peindre à la tempera. Cette technique, qui connaît un regain d’intérêt en Europe à la fin du XIXe siècle, est considérée à la fois comme traditionnelle et avant-gardiste. Elle ouvre la voie à une nouvelle qui épouse une certaine conception idéaliste de l’art. Son "Autoportrait à la casquette rouge"  est vu comme précurseur de ce changement de style.
 
Ottilie 3.jpgO. W. Roederstein ne cesse de peindre des autoportraits tout au long de sa carrière - plus de quatre-vingts. Elle se représente le plus souvent de manière assurée, avec un regard sévère. Elle prend  des poses considérées à l’époque comme masculines (cf. son "Autoportrait aux bras croisés" (1926). Tous peuvent être interprétés comme des preuves de son émancipation sexuelle et sociale.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
 
Ottilie W. Roederstein", Hatje Cantz, Berlin,  208 pp. | € 44.00., exposition au Städel Museum de Francfort, du 20 juillet - 17 octobre, 2022.

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admin

Écrit par : admin | 04/08/2022

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Écrit par : admin | 04/08/2022

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