gruyeresuisse

24/04/2022

Débarquement à Cythère

Warner Martine.jpgEnfant sucret, amateur de bas nylon, salivet, bandeur au néon  et bourre bon. Et autant enclumeur de trouffion, accordeur de semence, rémouleur de sauteuse, salteur automate,  éjaculateur d’Ecosse. De ses mains sert et serre Paulette, pour  l'ut du rut en note pointue. Combinaison n’est depuis longtemps plus de saison quand le coquillage  se citronne et se cyclône le sarcophage en cabrissantes bamboles.  L'encourager demeure néanmoins nécessaire : "mets ton ver dans le fruit mûr" dit Paulette. Tu en sortiras plus tard à grand coup de saut d’os. Telle est ma prière. Qu’il en soit donc ainsi répond-il à la Seinte à qui son vile brequin semble des plus amène lorsqu'il débarque sur sa plage normande, comme un Américain. Et voici la Blonde teintée, du passé se  passant pour danser de toutes ses trompes basses. Voyez comme elle souffle de diaphragme et de croupion.  Toute en latrine et malgré son âge se fait enfiler le tuyau devant par un jeune puceau.  "Entre serpentin - dit-elle encore -  Fais ici mes besoins avant ton de jet de sarbacane et par tes coups de semence. Tes proches parents - qui ne sont pas les pires - n’en sauront rien. Soulève mes ornières, illumine ma viande mille quatre secondes au moins. Que cela fasse une ciné cure pour ma carcasse de bien de printemps et assurément d'automnes en conséquence". Et après ce temps d'ajouter : "Saperlipopette sacripant ! Ta génération a du sang dans la trompe. Ton monde n’est pas à la congrue ration. Grâce à toi l’avenir qui me tourmente n’est plus que 4 cuisses et 4 reins danseurs. Tu es mon boccaçon.  Ta vieille est de cas d’X, tu peux la sonder à vif et la souder en percolation par tes stations sévices et tes palpations et qu'importe si je souffre de tous mes gonds.  Tu remonteras ensuite ton calcif et moi mes collants. Ils feront floc sur mon bétaillon. Fini le concert boogique. Toi déguerpi et moi verge-turée je pourrais rejoindre mon compagnon, jongleur trop peu phallique pour  celle qui par lui ne voit jamais rien venir. Plus tard encore bidule moi de ta quille, sabote ta Vénus. Qu’elle soit surmontée encore d’un faquin et devienne gorgée de sperme plus que de raison. Je branlerai  aussi ton molosse  avant qu’il devienne mollasson. Donne ton ça sert d’os, décroute mon croupion  en seconde ou en tierce  et peu importe. Sois le cabri marcasson tandis que j'abuserai de ma vièle. Mets au besoin ta tête dans ma bête. Ténore ta déglutition dans mon débarcadère. Fait les choses comme  tu dois les faire dans ce fromage de deux tétons mieux que l'austère pater. Pour lui je ne suit qu'histoire d'O désormais obsolète. Je suis l’eausée, l’épluiephanie, l’alambiquée, la Veuve poignet et de très mouillée conception. Pour toi je suis la nue âgeuse, l'eau forte donc ton fleaurilèges. Ton annonce faite l'amarrée. Tangue haut en valse diluvienne pour ton arrosée du matin. Ma voix tombe d'un côté, le visible est de l'autre.  Reste, au milieu, le secret. Le pénétrer n'est pas un but c'est une fin.  C'est l'impensé au cœur de la pensée, l'invisible au cœur du visible  afin qu’il reste encore  au fond de moi. Il faut fermer les yeux parfois, sans quoi l'on voit partout  des souvenirs. Concentre-toi sur le plaisir que tu n'as peut-être encore jamais connu, souches et racines  à l'air libre.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
Photo Martine Warner

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Éloquent.

Écrit par : Rémi Mogenet | 25/04/2022

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