gruyeresuisse

22/11/2021

Adey - Le corps dans tous ses états et dans de beaux draps

AdeY.jpgAdeY met le corps en remous ou en  fuite pour l'essorer de diverses façons. En ses désirs il semble marcher en avant de lui-même mais le créateur par ses mises en espaces éclaboussantes en retire l’écume comme on retirait jadis la peau sur le lait.
 
Adey 3.jpgA travers les gîtes d’une complicité factice et jouée, insidieusement l’art transforme la lumière en ombre et vice versa. La fenêtre des machines à laver ou autres persiennes ouvrent sinon sur rien du moins sur une feinte.  Et c'est ainsi que dans un vocabulaire tranchant le havre des fantasmes s’égoutte de manière larvée.
 
Adey2.jpgL’éphémère instant d’éternité n’est pas la promesse espérée. De l’intime ne reste que sa châsse. Dedans la carte du tendre - ou du non tendre - reste vacante. C’est donc dans une infinie distance que se touche la proximité. En allant vers cette dernière le voyeur ne découvre que la pauvreté de ses attentes. Les trésors cachés qu’il croit visibles se retournent sur eux même comme un gant. Surgit la transgression de la transgression. AdeY ne cesse de la « caresser, d'absorber les apparences pour mieux les voiler.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
AdeY, "Uncensored", Little Black Gallery, Londres, Galerie XII, Los Angeles, du 4 Decembre 2021 au 26 Janvier 2022.
 

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