gruyeresuisse

27/10/2021

Chair en rasade

Cauda 2.jpgKiller entre deux visites aux musées parisiens les plus secrets s'accorde un instant de répit.  Il s'assoit sur un banc du jardin du luxe en bourg. Il y repère moins le ténébreux ballet d'Alain Cuny  Lingus dont l'âme (entre autres) passa sur le pubis d'Alexandra Stewart louve à la joie buissonnière. Elle fut mordue plus que mordante dans le film de Pascal Aubier. Et ce avant de se fendre d'un beau cygne de Groix dans l'eau - bénite pour l'occasion - du bassin parisien. Cela frise la drue moustache du Killer. Le voici qui dit vagues dans sa barbe en pensant à la scène grivoise. Mais désormais aux assauts d'hommes et go more il préfère la contemplation placide des Parques du blême parc. Il en est le prince plus que l'enfant et ne ressemble en rien aux Judas qui  accordent leurs derniers deniers pour, en chevaux pur purin, brouter le gazon des primes sautières. Killer sait mieux qu'eux qu'en n'étant rien chiennes elles restent les meilleures amies de l'homme. Pétrarquisants mais roués ses dessins ne prouvent jamaiss le contraire. Cauda.jpgEmily Dickinson elle-même devient chair en rasade. Avec son gout pour les interdites le faune tique dès que les altières étouffent de leurs bras catcheurs ivres, habits saints ou assis Dick. Désormais le cul entre deux chaisières, le voici douillettement blotti avec une Blanche Neige, prototype parfait de l'éternel féminin ou Médée retournée à l'état de nature. Les flocons tombent sur sa moustache dont les poils serrés comme des cuisses ont le don d'aviver certains songes postiches. La démone en renifle les consonnes et ses proies mitonnent à l'intérieur de l'ardente toison. Mais sa vulve inamendable jamais sera toujours un mythe. Entre nausée et vertige personne pour éprouver un repentir.
 
Jean-Paul Gavard-Perret

Les commentaires sont fermés.