gruyeresuisse

14/10/2021

Les noces barbares de Hélène Peytavi

Peytavit.jpg
 
Il existe chez Hélène Peytavi la puissance de feu et toute l'énergie de la création. Surgissent le désir de la peinture, le plaisir de faire, la jouissance des formes et des couleurs. Des traces serpentent en filets de bleu qui deviennent des masses  monocolores. Libre de ses gestes l'artiste donne  éclat et poids à la couleur et aux formes.
 
 
 
Peytavit 3.jpgLe bleu du bleu indanthrène à la fois étouffé et transparent devient arrogant, sensuel il a tout "du fruit défendu et du plaisir coupable", c'est pourquoi plus que voyeur le regardeur rêve de s'y laisser absorber. Soudain c'est là comme ça n'a jamais été en ce qui chevauche et enlace. L'artiste revient à des dessins qui sans échapper à la maîtrise renouent avec les racines de l'être par celles de l'amour qui traverse avec ou sans aplomb.
 
Peytavit 2.jpgDe telles images rupestres engagent à une certaine volupté  en rappelant des aventures sans retour  : celles des amours torrentielles avec un certain goût de l'absolu autour. Le tout dans une méthode renouvelée de la série : des carrés aux différents formats sont travaillés à même le sol. "J’ai sorti la cavalerie en jouant à dada sur les carrés, avec mes petits chevaux qui parfois gonflent comme un cœur gros." Et c'est bien ce qui se passe. Néanmoins le coeur n'est pas gros d'abstinence mais de désir. Car l'amour garde un mot à dire tandis que la créatrice - retrouvant  la main - la laisse divaguer. Est rejoint le pariétal donc l'origine du monde. L'art lui accorde des images dans l'entretien infini entre l'oeuvre, l'artiste et sa genèse de la passion.  Ici désir ne tue pas. Pas plus que le plaisir ne meure. Son injonction emporte. Encore et encore. En une telle  cavalerie obsédante.
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
Hélène Peytavi, 'Le Cavalier bleu", collection .379.n, exposition in  Numéro 1 du Salon de l’édition du réseau Lora, Centre Pompidou-Metz,  15 au 17 octobre 2021.

Commentaires

Moins Indes galantes que Noces barbares, j'aime beaucoup, merci

Écrit par : Hélène Peytavi | 15/10/2021

Vous avez eu la délicatesse de ne pas souligner l'erreur commise à votre nom. Vous auriez dû me la signaler. Autre aticle en France sur LeLitteraire. Mon amitié.

Écrit par : jean-paul gavard-perret | 16/10/2021

Les commentaires sont fermés.