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13/10/2021

Natacha Lesueur : morsures pour chienne de vie

lesueur.jpgL’exposition "Comme un chien qui danse" dont le commissaire est le remarquable Christian Bernard ancien directeur du Mamco propose les figures énigmatiques de fées et de mariées, les portraits féminins familiers de Natacha Lesueur. Ils s’exposent aux regards tout en s’y dérobant en une généalogie féminine étrange et ambiguë. L’incongru et l’extravagant sont traités avec sérieux. La dimension ironique reste toujours présente. Elle est d'ailleurs soulignée par le titre de l'exposition emprunté au livre de Virginia Woolf "Une chambre à soi"
 
Lesueur 2.jpgLa Villa Médicis met ainsi à l’honneur - à travers 80 pièces historiques et inédites - le travail, sur près de 30 ans, de l’artiste et ancienne pensionnaire de ce lieu en  2002-2003. Le corps, son apparence, ses apparats créent une relation intime entre la chair et son intériorité. Les images sont construites comme des tableaux, là où le corps est soumis autant à la contrainte, la mise en scène et au masque.
 
Lesueur 3.jpgPremières pièces historiques (1993–1998), travaux consacrés à l’actrice brésilienne Carmen Miranda, figure légendaire du cinéma hollywoodien et la récente série des fées-mariées ("Les humeurs des fées", 2020-21), proposent des femmes souvent inquiétantes, toujours ambiguës à travers des marqueurs identitaires - coiffures empesées, chevelures accessoirisées, maquillage et postiches, vêtements, etc.  symboles  de la féminité. La créatrice y explore de manière critiques divers rôles normatifs attribués aux femmes : mariée, mère, princesse, actrice, danseuse, etc..
 
Jean-Paul Gavard-Perret
 
Natacha Lesueur,  "Comme un chien qui danse", Villa Médicis, Rome, du 13 octobre 2021 au 9 janvier 2022. Catalogue de l'exposition : "éditions Walden n".
 
 

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