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28/09/2021

Kathrin Kunz : ce qui sommeille et couve

Kunz 3.jpgKathrin Kunz, "chambre jaune", Exposition Galerie Gisèle Linder, Bâle, du 4 septembre  au 16 octobre 2021
 
Peu a peu, Katrin Kunz, artiste de l'effacement se met à mettre des éléments scénographiques propres à travailler notre inconscient. Les formes créent des épisodes narratifs qui donnent de l’univers une forme de spectre plus que de reflets selon une discontinuité charpentée de lignes et de courbes dont les avatars créent ce qui sommeille et couve en nous.
 
Kunz bon.jpgL'artiste avance à pas de louve dans un voyage débarrassé de tout ego entre le noir et le blanc. Partant de la photographie et selon en lent travail de recouvrement l’artiste crée moins un masque sur le réel qu’une fécondation particulière au sein même d'extinction du réel.
 
Kunz.jpgJaillissent et se pensent  en un contre-récit et un contre-jour quelques données essentielles. Le tout en ce qui tient d'un récit dépouillé et un artefact de la mort (on croit voir parfois une couronne d'épines) mais d'où jaillit une paradoxale renaissance. Celle de tout  ce qui est occulté dans le rouleau du temps et de la photographie classique. Kunz la contredit. Elle trouble et transforme l’idée même d’image, la sort de la fange du concret. Ici le fragment préserve l'usage d'une paradoxale "démesure".
 

Jean-Paul Gavard-Perret

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