gruyeresuisse

29/08/2021

Jambistes unis

Ruth.jpgFini la pose, haro superflu. Foutriquet me dis-je car je me doigt à ma promise. A deux nous serons une fois de plus vieux tigres de guère, oiseaux bécasses, hirondelles rasantes,  bas cygnes au trognon blanc de hures plus que de plumes. T'honorer de tant de vilaines pensées qui finissent en boulemimine. Gloire aux nuées, gares aux écailles. A foison dans ta toison pour une ablumition. Au drap, audace,  se taper une bonne tranche de jambons  tandis que nos jambes fidèles comme des cœurs s'ouvrent ou se tendent c'est selon. Oh mon océane., fais que je te fasse comme le taureau à la vache au Léon. Que je sois couturier de vieille dame avant que Dieu me damne. Enfant j'étais si sombre que je ne connus jamais la pâmoison. Mais désormais nous souterons comme gars de la sardine à Oléron. Oui je permets que tu me bénisses tandis que je remise mon dernier jeton. C'est tombal et velouté. C'est volupté. Valseur valsant pour l'allegro à perpétuité, allez gros ! Allez Ruth à bagage ! Grelot, grelot. Je suis le Petit Robin de ton fourré, le Robinson de ton vendredi maigre. Il me faut souquer, sabrer, conjuguer, m'ensevelir et mastiquer. Admire, admire, Princesse et pince moi encore pour savoir si je rêve. Il y a si longtemps qu'en vieux Poil de Carotte  je n'ai pas roux coulé. Réinventons le corps quoique sans âge. Comme des ambitieux soyons notre propre songe. Qu'importe nos phrases incomplètes et nos musiques inachevées.
 
Jean-Paul Gavard-Perret

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