gruyeresuisse

19/07/2021

Ronan Guillou, le corps, l'espace

Guillou 2.jpgRonan Guillou, "Old Glory", Espace Jorg Brockmann, Genève,
 
 
Ronan Guillou ne cesse d’explorer l'espace américain en le rehaussant de portraits. Il construit de brèves narrations visuelles où souvent se découpent des refuges provisoires des relégués. Tout joue sur l'espace et le temps que le photographe remonte avec des vestiges entre la fiction et la réalité.
 
Guillou.jpgSe conjuguent une exploration géographique et l'autre humaine au sein d'une population de marginaux en un point de bascule du dedans et du dehors dans l’à-côté de la ville et de ses richesses. Si bien que dans ses traversées tout témoigne d'une intimité par effet de vestiges.  Les membres d'une telle diaspora s'ignorent entre eux.
 
Guillou 3.jpgReste un journal de bord qui  dérive pour dessiner un portrait masqué en creux de l'artiste. De telles photographies de voyage créent un ensemble dissonant en un désordre silencieux où sous le soleil ardent entre Las Vegas et les déserts (métaphores du drame écologique qui avance)  la mort est souvent en attente même si dans une suite de paradoxes la pulsion de vie va. Encore.
 
Jean-Paul Gavard-Perret

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