gruyeresuisse

12/11/2020

Patrick Lichfield : exacerbation des poncifs

Lich 2.jpgPatrick Lichfield permet d’atteindre ou de pénétrer ce qu’il en est de la féminité là où comme à la limite de la mer un visage de sable apparaît. Son style reste très personnel. Une sorte de simplicité préside à la sophistication portée à un paroxysme non parfois sans humour.

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Subtilement provocateur l'artiste sacralise le corps féminin. Le glamour devient ici le désir d’approcher, par delà le vêtement, la peau au plus près. Et si les "Héroïnes" ont souvent perdu leurs robes de luxe, c’est pour mieux saisir leur beauté et un peu de leur intimité au seins le lieux historiques et publiques.

 

 

Lich 3.jpgEn repassant de formes dites savantes ou purement discursives à des formes "simples" le photographe ne se contente pas de simples variations. Supplément de réalité charnelle d'un côté, supplément de fiction de l'autre : il s'agit d'une appropriation de la thématique du nu là où les marques du débordement, du franchissement prouvent que les photographies ne sont pas là pour décliner du réel mais le métamorphoser. Aux marges de l’érotisme Lichfield poursuit une quête paradoxale puisque par l’apparat des êtres-icônes il exacerbe autant qu'il détourne le cliché du genre.

Jean-Paul Gavard-Perret

Patrick Lichfield, The Little Black Gallery, Novembre 2020.

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