gruyeresuisse

17/09/2020

Le salace lave plus blanc - Christopher Makos

Makos.pngFasciné par les cultures marginales et les figures qui les animent Makos a fait du "sale" sa marque de fabrique et reste un des photographes majeurs de la punkitude. Influencé par Duchamp et Molinier il a créé un univers de l'altérité sexuelle et plastique. Il ne cherche pas pour autant les figures surjouées. Dans les maquillages et outrances il ne voit que posture et préfère fixer celles ceux qui s'assument  et s'affichent sans besoin de kitsch ostentatoire.

Makos 2.jpgSon travail appartient aux prémices de la photographie « trans ». Aux photos noires et sombres de Man Ray et Duchamp répond la diaphanéité de celles de leur descendant 60 ans plus tard qui laissa des photos célèbres. Entre autre de Warhol ou de Debbie Harris, la chanteuse punk de New-York la plus célèbre des 70'. Et ce au nom de ce que Makos souligne « ils étaient les personnes les plus blanche que j’ai jamais rencontrées. Tout est devenu clair d’un coup : les photos seraient aussi blanches que leur peau ! ».

Jean-Paul Gavard-Perret

Christopher Makos, "Dirty", Daniel Cooney Fine Art, New-York, du 17septembre au 17 novembre 2020.

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