gruyeresuisse

06/09/2020

Olivier Mosset : les diamants éternels ne sont pas ceux qu'on croit

Mosset.jpgOlivier Mosset, "Diamonds", JRP editions en coll. avec le Mamco, à partir du 10 septembre 2020.

Et si les diamants sur lithographies à répétitions de Mosset mettaient la honte à ceux que l'on retrouve chez les joailliers ou les coffres des banques de Genève et parfois sur des canapés pour accessoiriser certaines égéries ou certaines beautés qui ont besoin d'être rehaussées de mille feux ?

Mosset 2.jpgComme au sein des pierres précieuses et purs joyaux, dans les pièces spécieuses de l'héritier de Fluxus tout est réduit à une sorte d'essence sans que l'on puisse parler de minimalisme tardif où l'artiste continuerait à baigner. Le jeu est toujours ironique, actif dans ces pièces apparemment identiques où surgissent quatre diamants noir peints sur des toiles blanches.Existent là des losanges qui brillent par leur noirceur et ce que celle-ci contient de vert, de jaune ou encore de bleu.

Surgit une effigie sacrée de la solitude où le masque du désir se fend d'une longue amende. Il n’y a là pas plus de soleil que d’innocence.Les tableaux nus tels qu'ils s'affichent restent néanmoins comme de parfaits diamants bruts d'un genre particulier.Aucun aspect décoratif : l'objectif plus ambitieux : exprimer le silence et dire ce qu'est l'art provoque. Mosset réaffirme son credo : il n’y a manifestation que dans l’ouvert. Il le pratique depuis toujours dans un langage premier sans besoin de paillettes.

Jean-Paul Gavard-Perret

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