gruyeresuisse

18/08/2020

"Ouille", la revue qui ne manque pas de piquants

Ouillz 3.jpgVoilà une revue ou plutôt un numéro qui n'aurait pas eu de justification en Suisse. Certes, le pays étant une Confédération, cela aurait pu sembler lui aller comme un gant. Mais ce que cette revue anoyme dénonce, les cantons helvétiques en font l'économie. Il y a là une bonne leçon d'inconduite pour un certain centralisme et ce, dans une liberté de ton qui se moque de classifications idéologiques.

 

Ouille.pngLa revue libère des espaces comme elle se dégage de la poix des signatures et cela est plus qu'une belle satisfaction. Ici ce qui compte ce ne sont plus elles mais ce qui se dit. Et d'une certaine manière cela change tout. Exit postures et impostures. Exit toute croyance aux noms qui restent la cautèle d’un petit chatouillis narcissique ou de starification.

Ouille 2.jpgIl s’agit d’assurer uniquement la puissance des textes eu égard à une solidarité qui se crée d'un texte à l'autre au sein de leur diversité. Les responsables dans leur refus de participer à l’imbécillisation du plus grand nombre ont donc choisi un parti-pris essentiel et rarissime. Il sépare des manipulations rituelles données par la nomination. Se trouve donc une issue aux gorges et plumes de paons. Histoire de rappeler que ce qui vient à l’esprit n'est pas des idées mais des animaux égarés.

Jean-Paul Gavard-Perret

Ouille, n°1, L'Imprimeur, Condom, juillet/aout 2020.

(2 dessins de Jacques Cauda présent mais caché dans ce numéro)

La revue est notamment disponible dans nombre de commerces de Condom, dans le Gers, dont La Librairie Gourmande, Le 1 pour tous, Le Chat pitre, et Le Sillon, et qu'elle le sera prochainement à Paris à la librairie Anima, 3 rue Ravignan, ainsi qu'aux galeries Yvon Lambert, 14 rue des Filles du Calvaire, et Art's Factory, 27 rue de Charonne.

 

Les commentaires sont fermés.