gruyeresuisse

27/07/2020

Lara Gasparotto L'intime et son double

Gasparotto 3.jpgLe travail photographique de Lara Gasparotto procède d’une dynamique particulière de l'image dans l'image. C'est une manière de ramener dans l’ici-bas de notre inconscient où s’ébrouent les multiples avatars de nos désirs et de leur revers Mais la photographe a compris aussi qu’il ne faut jamais rechercher le prétendu marbre de l’identité supposée mais sa terre friable celle qui fait face dans le réel comme dans l’illusoire au sein d’un jeu de piste.

 

Gasparotto 2.jpg

 

Le noir et blanc et la couleur, l’image posée ou instantanée, le style documentaire ou la recherche symbolique, la reproduction et l’original, à travers ce qui paraît une "négligence" technique éloignée du raffiné offrent une gamme de situations où à l'effet narratif se substitue d'autres rapports ou schémas pour une réinvention de la grammaire photographique.

 

 

 

Gasparotto.jpgLa vision de la femme toujours jeune, sensuelle, discrète met en contact l’intime et les représentations symboliques du monde. Existe tout un jeu de repliements et dépliements en divers type de scènes de "baptême" où il s'agit de plonger dans divers "liquides" au sein de cérémonies secrètes ou chamaniques entre l'érotisme et le sacré, l'apparence réaliste et ce qui en sépare. Les voyages dans le quotidien sont donc transcendés, échappent au naturalisme. Surgissent des amorces d'extases et de tension en des amalgames et montages là où le réel est plus un point de départ que d'arrivée.

Jean-Paul Gavard-Perret

Lara Gasparotto, "Kaléidoscope extatique", Percé (Québec), été 2020.

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