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29/06/2020

Dorian Sari : le montré et le caché

Sari bon.pngDorian Sari, "La Parade de l'aveuglement", C.C.S., Paris jusqu'au 13 septembre. Le livre La Parade de l’aveuglement de Dorian est édité par le Centre culturel suisse dans le cadre de l’exposition.

 

Sari bon 2.pngDorian Sari né à Izmir en 1989, vit et travaille à Bâle. Il transforme une mythologie personnelle et collective dans des scènes fictives, théâtrales et des narrations fondées sur une interprétation psychanalytique et symbolique de la condition humaine. Sculptures, vidéos et performances utilisent des pratiques proches du rituel pour montrer les corps exposés, soumis ou rétifs aux coercitions. Usant d’un langage poétique, l'artiste dessine le lien entre un conscient et un subconscient collectif.

 

Sari bon 3.pngPour Sari les objets sont conducteurs : "ils deviennent ou contiennent nos peurs". Et l’exposition présente différents types de compressions et encerclements afin que violence, chaos, colère s'esquissent de manière poétique. Et pour l'artiste Bruce Nauman est un modèle. Comme chez lui les pièces de puzzle ne s’assemblent pas d’un coup mais le sens résonne.

 

Sari bon 4.pngDes éléments de bois percent de grandes structures rectangulaires blanches capitonnées et enveloppées de vinyl et rappellent des atmosphères concentrationnaires. Les alternatives contenues dans les objets plastiques comme dans les prises de l'artiste suggèrent toutefois l'attente ou l'appel d'un monde plus vivable. De telles pièces nous aident à penser à cette face cachée que le plasticien suggère pour nous obliger à nous demander "à quoi ça ressemble là-dessous" (B. Nauman).

 

Jean-Paul Gavard-Perret

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