gruyeresuisse

30/05/2020

Ursula Palla et les ambiguïtés

Palla.jpgUrsula Palla "Jardin Infini", Gisèle Linder, Bâle, du 10 juin au 18 juillet 2020.

 

Ursula crée des mondes et des personnages d’une innocence charmante qui ont quelque chose d’incroyablement abordable. L'artiste stimule l'attention par un tel univers créateur d'illlusions et de mystères. Ils laissent le regardeur dans une certaine perplexité.

 

 

 

Palla 2.pngLa nature est révisitée dans une sorte de rêve non dénué d'éventuelles angoisses mais d'humour aussi. Tout fait penser d'une part à la douceur d'un paradis terrestre mais où l'enfer peut pointer son nez là où la "naturalisation" demeure paradoxale et parle à l'inconscient selon différentes "méthodes" et techniques. Existent extension et rétention comme cela était déjà visible dans ses « sunflowers » où en référence aux tableaux de van Gogh, les fleurs se fanent ou s’épanouissent en fonction du temps. Mais la nature reste comme insaisissable en de telles mises en scène entre plaisir et perte mais aussi résistance.

Palla 3.pngL'ambiguïté que l'artiste développe signe non de désolidarisation du vivant mais rompt avec son merveilleux continuum. Ursula Palla cherche à tout mêler, entre errance et marche forcée dans de tels "lieux". C’est là la poésie de la vérité selon la créatrice. La lumière projette sur de tels accords et désaccords sur divers écrans. Dont les nôtres.

Jean-Paul Gavard-Perret

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