gruyeresuisse

27/05/2020

Elizabeth Prouvost : jouissance, cruauté et majesté.

 

Prouvost 2.jpgPhotographe du trouble (racinien ?) Elizabeth Prouvost (ici avec Vanda Spengler) tente de nouveaux rapprochements peut-être plus ou moins cruels mais dans des excès d'amour de princesses infortunées. Passant à la couleur , la douleur se conjugue au plaisir sur des bustes qui se laissent séduire - et leur coeur aussi.

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Il y a là une peur et  un plaisir, là où tout se joue entre la vie et la mort, l'envie et l'abandon dans un rapprochement qui demeure énigmatique et non dénué de violence au sein de préhensions. La sensualité traduit ce qui tient peut-être de serments et de l'abandon. La poésie devient presque épique en de tels actes de soumission mais peut-être aussi d'une forme d'offrande glorieuse évanescente et charnelle.

 

 

 

Prouvost 3.jpgLes bustes rappellent une réinterprétation d'une sorte de calvaire. Le péril d'une certaine mort est là. Mais nul ne sait si c'est la grande ou la petite là où tout est grâce et beauté majestueuse dans ces actes esquissés. L'univers reste comme souvent chez Elizabeth Prouvost nocturne mais soudain les couleurs animent les corps offerts dont le voyeur ne saura rien et à dessein des regards pour rendre un tel discours plastique d'une richesse rarement atteinte dans la transe-figuration.

Jean-Paul Gavard-Perret

https://www.elizabethprouvost.com/

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