gruyeresuisse

05/05/2020

Richard Meier : apprendre à voir, apprendre à lire

 

Meier.jpgDans le su et l'insu, textes et images avancent pour "parler". Il faut chercher sur les pans de couleurs du leporello l'esprit de la lettre.

 

Par transparence ou opacité l'espace s'honore d'une machinerie qui fonctionne sur un mode locomotive avec bielles (de lignes) et roues.

 

Tout sort, fuse, pulse dans les épissures de montages entre nervosité et linéarité, rondeurs et crayonnés là où l'artiste se "livre".

 

Meier 4.jpgDans un travail à façon, la prise en main de l'artiste forme et déforme l'héritage des mots et des images pour une traversée.

 

Il faut à un artiste beaucoup de temps pour en arriver à ce "naturalisme" premier et expérimental.  Mais de tels transferts et passages mettent le pied à l'étrier à la lettre, à la ligne et au cercle.

 

Meier 2.jpgC'est un monde intérieur qui s'agite et s'assimile loin de toute recherche à une adaptation d'usage.

 

Meier 3.jpgCe travail est exemplaire dans son originalité  :  le potentiel vague à l'âme y est aspiré entre sérieux et fantaisie.

 

Le plaisir est constant dans les plaques du leporello. Avec celui-ci et ses frères Meier multiplie les pouvoirs de l'illusion à la fois pour la démontrer et la réimager de manière inédite.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Richard Meier, "Illusion Sillon. Inépaisseur des illusions 4", Editions Voix, Richard Meier, 2020.

Commentaires

J'aime beaucoup le SU et l'INSU et vite ce qui est déjà oublié, ce qui réimage d'autres contrées. Merci à nouveau Jean-Paul.

Écrit par : Richard Meier | 05/05/2020

Les commentaires sont fermés.