gruyeresuisse

11/03/2020

Sissi Farassat et Erwin Polanc : contours de la présence

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Les deux photographes se répondent là où au silence de l’effusion enfouie dans langage de muets désirs surgissent des équilibres fragiles. Transparaissent (ironiquement chez Farassat et plus gravement chez Polanc) la crainte, la blessure d'être mais aussi un espoir.

 

 

Farassat.jpgS’éveille aussi le choc de ruptures. Il s'agit d'arracher ou de retirer l’écharde du réel là où suinte le cri du creux de la chair et où s’étiole l’esquisse d’un impossible phrasé où la parole s’épuisait. Les images froissent certaines failles afin que, à la poussière des chutes, fasse place un chant encore entravé.

Polanc 2.jpgExistent des tournoiements, des retournements contre ce qui broie les femmes et plus généralement le monde. D’impudiques ripailles semblent soudain des possibilités. Si bien que les deux photographes cicatrisent des failles et créent d'infimes effractions afin que se scellent des chimères. Et ce, par ricochet contre des amputations et les turbulences morcellées d'anatomies en instance d’être. Elles pourraient ne plus s'égarer dans leurs écartèlements

Jean-Paul Gavard-Perret

Sissi Farassat / Erwin Polanc, Fotohof, Salzburg, du 10 avril au 6 Juin 2020. (Photos 1 et 3 Polanc, Photo 2 Farassat)

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