gruyeresuisse

07/03/2020

Farces et attrapes de Jacqueline Devreux

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Mixant photographie et peinture Jacqueline Devreux présente dans sa nouvelle exposition des approches plastiques et graphiques fortes en ironie pour l’éclosion décalée de la «chose» (papesse, poupée et autres fétiches) érotique qui se libère ici de l’empire du regard masculin et de la façon de montrer que le mâle caresse.

 

 

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L’artiste impose d'habiles transgressions au sein de scènes qui ne sont que suggérées. Photographier, peindre, découper, monter revient à montrer ce qui reste dissimulé (enfin presque) mais tout en révélant de nouvelles ambiguïtés au sein d’un univers au « flux » est résolument féminin.

 

 

Devreux 2.jpgL’intime et la corporation prennent des tours particuliers au sein d'une discontinuité revendiquée comme telle là où le corps féminin résiste dans la sourde mélopée par la rythmique de l'Imaginaire de la créatrice. Les images approchent le désir par un sens du jeu. Moins anxieux que parfois chez l'artiste, il est nourri d'«ardore» et de fantaisie discrète. Jacqueline Devreux semble veiller sur ses modèles en ramenant à l’étrangeté d'un face à face qui ne peut se dérouler qu’à deux et qui fait du silence des femmes un aveu.

Jean-Paul Gavard-Perret

Jacqueline Devreux, "Gestation", galerie Pierre Hallet, Bruxelles, de 12 mars au 2 mai 2020.

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