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10/02/2020

Guillaume Perret et les portraits des impromptus de l'amour

Perret.pngGuillaume Perret, "Amour", L'Espace Nicolas Schilling et Galerie Neuchâtel, du 14 au 22 février 2020, Livre "Amour", Editions ACT, 136 pages.

 

Perret 2.jpgLa recherche plastique de Guillaume Perret devient le moyen de découvrir l’amour à travers celles et ceux que le regard de la société condamne implicitement. Le photographe montre que ce sentiment ne possède pas d’âge, de genre, de codes. C'est une question intime à la fois commune mais toujours particulière et qui souvent dérange l'ordre tel qu'il est admis.

Perret 3.jpgLe photographe place son objectif en face  ou derrière de couples atypiques en mettant en lumière ce qui représente une série de libres choix et selon une approche poétique empreinte de respect et de vérité. George Kouvas précise dans la préface du livre : « Nous vivons dans une civilisation qui a donné la priorité absolue à l’intellect (...). Or à notre époque, il reste encore des choses qui ne peuvent être appréhendées par ce biais. Et c’est alors que nous avons recours à l’art, et à l’amour. »

Perret 4.jpgL'exposition et le livre réunissent les trois éléments qui sortent de la priorité du rationalisme : l’art, l’amour et le fonctionnement du cerveau dans le tréfonds de son "inconscient". Et ce dans le but d'exprimer l’indicible. Après avoir exercé les métiers de maçon et d’enseignant, Perret se consacre entièrement à la photographie. Il cherche à saisir la beauté fragile de l’existence humaine et montre une forme d’intimité souvent révélatrice des enjeux de notre société peu encline à la clémence face à ce qui la dérange là où chaque image vaut bien plus que mille mots.

Jean-Paul Gavard-Perret

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