gruyeresuisse

10/01/2020

Le "tachisme" de Renata Har

Har 3.pngRenata Har, "Like a type of wind", Gisèle Linder, Bâle, du 22 janvier au 7 mars 2020.

Originaire de São Paulo , Renata Har développe une oeuvre très personnelle. Elle trouve ses racines dans le déplacement de sa famille qui a du s'exiler au Brésil suite aux années de guerre en Pologne. Aux Beaux-Arts de Paris, elle intègre l’atelier de Christian Boltanski. Ce dernier garde une influence majeure sur les enjeux de l'esthétique de cette brillante "élève".

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Elle crée comme son "maître" des ensembles aussi poétiques que mémoriels par des collectes de rebuts et fragments sur lequel elle intervient après une longue réflexion. Cette volonté de retenir ce qui reste ramène à sa quête (infructueuse) lorsqu'elle alla sur les traces de sa famille en Pologne sans trouver le moindre indice pour nourrir ou accréditer son histoire et ses racines.

 

 

 

Har 2.pngDepuis son travail garde pour objectif de faire "parler" des bribes, d'en reconstruire le puzzle par ce qu'elle arrache du néant et parfois de poubelles. Elle remonte ainsi des histoires par jeu d'associations en intégrant des chutes de lithographies, des assemblages de dessin en des "Paréidolies" parsemées de taches là où un morceau de moquette peut tenir lieu de support et surface afin d'offrir hypothèses, impressions, émotions en créant ce qu'elle nomme « des points de tension positifs ou négatifs » : le regard y circule  dans une forme de sculpturation où le dessin garde toute son importance.

Jean-Paul Gavard-Perret

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