gruyeresuisse

14/11/2019

Roger Plaschy : le corps et son interprétation

Plaschy bon.jpgRoger Plaschy crée un langage qui repose sur le mouvement du corps. Ses panoptiques proposent des mises en scènes qui sont autant de mises en abîmes dans tout un jeu de circulations à la fois ludiques et archétypales. Le monde se transforme en narrations qui n'ignorent en rien le mouvement des sylphides.

Plaschy.jpgLes panoptiques étirent le temps le plus court par leur effet de segmentation mais aussi de suite. Le réel à la fois paraît et disparaît dans une interperpration du réel autant par les scènes, que les séries. Un éloignement du point de contact possible avec un réel "donné" se crée là où ce qui est présent semble toujours au delà de ce qui est donné à voir.

Plaschy 3.jpgExiste d'une prise à l'autre un phénomène de contamination qui oblige le regard à sortir de son assurance. Cela n'induit pas pour autant une frustration. Un inassouvissement, oui. Là où rien n'est "sage comme une image"  le réel se met à flotter dans le flou où des fantômes érotiques hantent le regard afin que son histoire refuse d'atteindre une beauté "droite" pour aller moins vers le fantasme  comme un taureau à la vache que dans une poésie de l'espace.

 

Jean-Paul Gavard-Perret.

Commentaires

magnifique !
les pensées et coordinations posturales autour du corps ..

Écrit par : etienne | 14/11/2019

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