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12/11/2019

Traverser la vie à deux pour trouver la lumière : Annemarieke van Drimmelen

Annemareke 3.jpgLe génie photographique d'Annemarieke van Drimmelen tient à la façon de créer un portrait intime du chagrin et de la beauté. Le tout en un voyage de retour temporel au long cours en hommage à sa mère. Elle reçut à 10 ans juste après sa mort son appareil photo. En le prenant, elle s'en rapprocha intensément en fixant des moments apparemment "faibles "sur l'instant.

 

 

Annemarieke.jpgPuis avec le temps et surtout lors des dernières années, elle même devenant mère, elle a repris et revisité cette approche en saisissant des paysages forains en Arizona, Californie, Paris et Amsterdam. Le souvenir de sa mère devient un moyen de capter le monde de manière aussi minimaliste que saisissante à travers des femmes et des hommes vu au gros plan et selon des perspectives presque abstraites ou encore des lambeaux de paysages : cactus, murs et pierres, une serviette sur une plage, la vieille chaise d’un ami.

Annemarieke 4.jpgL'artiste recrée un récit en noir et blanc ou en cyanotypes (pour rappeler le bleu qu'aimait sa mère), le tout accompagné d'une préface écrite par l'artiste et pour elle.

 

Annemarieke 2.jpgAnnemarieke van Drimmelen retient l’essence des images dans une économie de moyens. Manière de réinventer la disparue et de se définir elle-même dans le lyrisme le plus sobre. Elle crée une symbiose entre perceptions et souvenirs et permet de prolonger la vie. Qu’importent ses labyrinthes : il s’agit toujours et encore d’avancer. Et même si l’art d’aimer reste introuvable eu égard à la disparition, la créatrice le peuple de grâces poétiques par le minimalisme d’une démesure

Jean-Paul Gavard-Perret

Annemarieke van Drimmelen, "Tadaima", Libraryman Editeur, 2019, 45 €

17:38 Publié dans Femmes, Images | Lien permanent | Commentaires (0)

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