gruyeresuisse

01/10/2019

Véronique Sablery : diaphanéités

Sablery.jpgTout chez Véronique tend vers le diaphane et ses échos. Existent là des plans sans épaisseur mais en rien une platitude de l’image. Le réel donne encore le change : néanmoins il s'éloigne insensiblement avec légèreté en des mouvements d'éléments "en repons". Vient jusqu’à nous une apparence de tranquillité comme arrive le soir à la pointe extrême du soupir des feuilles.

 

 

 

Sablery 2.jpgChaque image crée une pression à peine sensible. Rien ne se fait ou se défait. Tout est là, tout est loin. Que valent, dès lors, de tels échos puisqu'il paraît que les sentiments forts nient les écarts ? Toutefois, ici, la proximité est infranchissable et tout autant inépuisable. S'étreint une paix dans les territoires du non dit et l’éboulement des pensées.

Sablery 3.jpgVéronique Sablery saisit le sens dissimulé sous le détail infime des empreintes. Elle veille sur une énigme dans un souci de la perfection. L'artiste parfois ravale la couleur, revient au noir et blanc. La tendresse reste intacte et vivante. Des monstres nocturnes qui peuvent assaillir, de telles images nous en délivrent. Le temps glisse et frémit. La plasticienne révèle des traces de la vie évoquée de la manière la plus discrète possible. Tout devient métaphore aussi sensuelle que métaphysique.

 

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Véronique Sablery, "Comme de longs échos", galerie Chantal Bramberger, Strasbourg, du 19 octobre au 23 novembre 2019.

Commentaires

Avec de tels éloges,l'artiste ne peut que frémir de fierté!

Écrit par : Carreira | 01/10/2019

Répondre à ce commentaire

Écrire un commentaire