gruyeresuisse

02/06/2019

Je ne vois que toit (XXXV)

Cauda.jpgLe bûcher des vanités

Chérir l'inconscient ne suffit pas à renoncer à la conscience. L'obsession de sa borne empêche la révolte et dissout ce qui reste dans ce qui fut. En conséquence, le couvercle cher à Baudelaire ne cesse de peser sur la tête en un dispositif qui actionne sa fermeture.

Dès lors, perché à l'envers sur notre cheval boiteux nous ressassons les effluves d'un futur "hantérieur". Il sent le crottin aux fil de nos foirades. Nous nous croyons redevenir juvéniles bien que ne l'ayant jamais été. Ne fûmes tout compte fait que simples potes au feu trébuchant dans nos abîmes pour prouver la loi des crépuscules ou renouveler les longitudes qui prouvent l'existence de l'Obscur.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

Œuvre de Jacques Cauda

13:49 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

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