gruyeresuisse

31/05/2019

Je ne vois que toit (XXXIII)

Cauda 3.jpgDies irae

Flatuler en classe me rendit populaire auprès des écoliers. Côté instituteurs ce fut une autre affaire même si rentrés chez eux ils devaient bien rigoler en racontant aux leurs ce qui faisaient moins rire les miens. Ils se firent pour moi du mauvais sang. Mais à l'époque le chômage n'était pas une plaie si bien que pour couler dans le fleuve de la vie il y avait ses ruisselets.

Avant d'être KO et pour rester OK je me retenais aux cordes. Deux secondes plus tard je fuyais par la fenêtre sans demander du secours. Jusqu'au jour où ce ne fut pas la bonne. Pas question de se faire mener à l'hôtel-dieu : à l'époque il n'était pas fait pour les morts. "Patient me disais-je pendant la chute, la guérison sera pour demain". Et c'est ainsi que par inadvertance j'ai quitté la terre. Je n'ai même pas eu le temps de la regarder dans le rétroviseur. Pas plus que de connaître l'éveil par le sexe sinon en onagre. Il y avait personne sous la fenêtre juste l'asphalte. Il m'accueillit sans que je comprenne ce qui c'était passé. Mon regard fixe et fou ne chercha rien de personne finissant matière  ou foirade en forme de noyau.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

 

Œuvre de Jacques Cauda.

11:57 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

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