gruyeresuisse

25/05/2019

Je ne vois que toit (XXVI)

I.pngChic to chic

Source chaude fraîchement cueillie. Nul ne sait où d’où sourdent les images et où la langue vient se poser. Aucun mot attendu n’y figure. Il pose sa petite tête de mort entre les cuisses de l'amante, par moment se décontracte la mâchoire, dénoue les tendons de ses bras, huile les articulations. Puis c'est elle qui lui décolle la peau du crâne, lui déchire le diaphragme et les branchies. Tout se met à rebondir de l'extérieur vers l'intérieur. Le ciel est blanc. Caché en bord de bord du Léman ils dansent la gigue jusqu'au vertige. Chacun habite le rêve des autres et cueille le fruit de leur vieille présence au monde.

Lhéo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

10:21 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

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