gruyeresuisse

11/05/2019

Les mystères presque immobiles de Serge Hasenbölher

SHasenbohler.pngerge Hasenböhler, "One and One", Galerie Gisèle Linder, Bâle, du 25 mai au 13 juillet 2019.

Entravant ses natures mortes de présences intempestives, Serge Hasenbölher poursuit sa quête initiatique là où le sans grâce et le sans intérêt particulier prend un sens neuf et devient le culte d'une initiation ironique mais profonde dans l'arrangement des kits numériques que le plasticien propose.

Hasenbohler 3.jpgDes objets inanimés surgissent une fascinante étrangeté et une forme de vie paradoxale. Le moindre reste l'objet d'un culte afin que lui soit accordé une présence mystérieuse par le jeu des formes et des couleurs entre ordre et empilements.

Hasenbohler 2.jpgIl y a le sans prise face à ce qui est le plus proche et une sorte de hantise des objets. Dans leur indifférence ils gardent néanmoins une âme. Tout est insidieux et poétique en des reconstructions ou montages. Ils ouvrent  les hantises de situations, objets et lieux. Tout ce qui est donné est repris, reconstruit dans un jeu "étrange et pénétrant" (Baudelaire) entre rêve et réalité.

Jean-Paul Gavard-Perret

 

Les commentaires sont fermés.