gruyeresuisse

09/05/2019

Je ne vois que toit (XII)

Courbet.jpgHorizon-t-alité

Haimer, chéraïr, vénéxécrer, abomidolâtrer : du biceps au transept, du concept aux forceps est désormais foutaise. Exception faite du scalpel dans le coeur et de l'harmonium dans la tête. Plus question que je colle aux quintes, aux secondes ou aux tierces. Me voici près du sol majeur, cocu magnifique de l'exister et comme les poètes anciens voués à la forme fixe. Me voici fin prêt pour mes obsèques puisque devenu obsolète en mon destin d'ablette.

Les variations des diapasons fous de Ligetti adaptées pour voix de crécelles donneront des tonalités aciculaires voire acuminées juste avant que je rejoigne la fosse d'aisance qui me donnera, à n'en pas douter, les jouissances de la glaise. Il y aura sans doute des jaloux qui seront ravis de voir leur rival décheoire. Ils seront fiers de leur noeud roucoulant prêt à la petite mort tandis que la mienne sera non seulement grande mais éternelle.

Il aurait fallu pourtant me voir jadis, bon pour la jouissaille, adorateur des plumes et des croupions, y insérant mon goupillon comme ces prêtres qui font un autre calice plus enfantin leur pays des merveilles. Mais puisque la vie part plus besoin de fantasmer sur celles qui furent mes saintes et souvent mal aimées. Vipère au poing je ne fus jamais hyper au point. Qu'elles sachent que mon petit pantin frippé les laisse désormais tranquille. Il me laisse en paix, ver parmis ceux qui finiront bien par le ronger.

Lheo Telle (aka Jean-Paul Gavard-Perret)

 

10:05 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

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