gruyeresuisse

29/04/2019

Je ne vois que toit (III)

Cadix bonbon.jpgLabel de cas d'X

Ondine dès onze heures : elle assure le beefsteak pros-sexe, pro-désir. Elle ajuste des gestes techniques extraordinaires et intersexionnels. A la bête à deux dos elle devient ce qu'au football est Ronaldo. Elle n'a rien d'une ado. Il faut tenter d'être à son niveau question tirs aux buttes d'une telle caille et son mont de Vénus : ça luve et diluve en son Rio Bravo, sa rivière à cent retours.

Et nous voici Aldo au ras du dos de la méduse du bouillonnant fleuve Amour. Il s'agit de devenir l'as du pinceau et choisir le plus adéquat. Celui à  poils concentrés pour l'attaque centrale afin d'éviter les bris de jade au coeur du fagot emmêlé.

Comme en peinture, c'est la giclure qui parle en une voie pénétrable d'accords et à cris. La substance file pour perdre le Nord au milieu du lotus. Cela devient déjà le tableau mémorable de la Montagne Lumineuse ou Magique, le poème qui s'ouvre de tous les côtés à la fois dans la maison en T.

Cadix.jpgNon seulement vieillesse se passe mais la Jocaste terrorisante se fait mère des vices et du pelvis. Là voici, plus qu'Elvis, Salomé du Huysmans d'"A Rebours" et bourre et ratatam dans le tamtam des âmes.  Fini le Carême, Pâque fleurie arrive quand la muse est ravie tant ses deux framboises sont mûres à l'ombre du jujubier. Les toits reçoivent le ciel et l'amant sa Cassandre. Il doit plus embrasser qu'étreindre, et allumer qu'éteindre pour les halètements sourds. Les frissons provoquent un roman de gare et celui de l'amour. Tout s'emboîte, mousse et tache dans de délices cieux. Par cascades le printemps devient d'épiphanique. C'est un magnificat sur fleur de nymphéa. C'est du Manet tout feu, tout femme et absolument concentré.

Léo Tell (aka Jean-Paul Gavard-Peret)

15:26 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0)

Les commentaires sont fermés.